Rééditioin – Dario Argento en long et en large
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RééditioinDario Argento en long et en large

Le maestro italien a toujours été
partagé entre thriller et horreur. Six de ses films illustrent cette bipolarité.

«Suspiria» (1977), un chef-d’œuvre de maniérisme fantastique signé d’un maître du malaise.

«Suspiria» (1977), un chef-d’œuvre de maniérisme fantastique signé d’un maître du malaise.

D’emblée, avec sa première réalisation, le cinéaste italien Dario Argento réussit un coup de maître: «L’Oiseau au plumage de cristal» (1970) offre au genre «giallo» (lire ci-contre) encore balbutiant à l'époque, une illustration d’une beauté formelle remarquable. Il enchaîne avec «Le Chat à neuf queues» (1971), dont la couleur de l’affiche est un hommage ouvert au genre littéraire dont il s’inspire.

Argento se tourne ensuite vers le film d’horreur pur et dur et signe deux chefs-d’œuvre: «Suspiria» (1977) et «Inferno» (1980). Mais il n’en oublie pas ses premières amours. Il revient au «giallo» avec «Ténèbres» (1982), et le marie habilement au conte horrifique dans «Phenomena» (1984).

Ces six titres sont réédités en DVD par WildSide, avec masters restaurés et suppléments principalement constitués d’entretiens instructifs avec Dario Argento. À revoir, en attendant son prochain film, dont l’affiche montre, sur fond noir et de manière très graphique, un couteau à lame ensanglantée au milieu d’autres couteaux à lame jaune. Il s’intitulera... «Giallo».

Six films de Dario Argento. Chez WildSide Video.

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