Attaque de Saint-Pétersbourg – De la prison ferme pour un attentat en Russie

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Attaque de Saint-PétersbourgDe la prison ferme pour un attentat en Russie

Les auteurs de l'attentat de Saint-Pétersbourg, qui a eu lieu le 3 avril 2017 en Russie, ont écopé mardi de peines allant de 19 ans de prison à la perpétuité.

Russian police officers patrol at Prospekt Mira metro station on April 4, 2017 in Moscow, as security measures are tightened following the blast in the Saint Petersburg metro. (Photo by Kirill KUDRYAVTSEV / AFP)

Russian police officers patrol at Prospekt Mira metro station on April 4, 2017 in Moscow, as security measures are tightened following the blast in the Saint Petersburg metro. (Photo by Kirill KUDRYAVTSEV / AFP)

AFP/Kirill Kudryavtsev

Onze personnes ont été condamnées mardi en Russie pour leur rôle dans un attentat ayant fait 15 morts dans le métro de Saint-Pétersbourg en 2017. Abror Azimov, «l'un des organisateurs» de cette attaque à caractère islamiste selon les enquêteurs, a été condamné à la prison à vie, a annoncé un tribunal militaire. Dix autres personnes, accusées de complicité, notamment pour avoir fourni armes, explosifs et faux papiers, ont elles été condamnées à des peines allant de 19 à 28 ans de prison.

Cet attentat à la bombe le 3 avril 2017 dans une rame du métro, qui se trouvait alors entre deux stations du centre de l'ancienne capitale impériale, avait fait 15 morts et près de 70 blessés. Son auteur présumé, Akbarjon Djalilov, un homme de 22 ans originaire du Kirghizstan, avait été tué dans l'explosion. L'attentat avait été revendiqué par un groupe peu connu lié à Al-Qaïda, le «Bataillon de l'imam Chamil», selon le centre américain de surveillance des sites Internet jihadistes SITE. Les complices présumés n'ont pas reconnu leur culpabilité.

Après sa condamnation à 20 ans de détention, la seule femme parmi les suspects, Chokhista Karimova, 48 ans, a crié aux juges de la libérer en frappant sur la vitre du box. Marat Saguitov, l'un des avocats des accusés, a avancé que l'appartement de ses clients avait été visé par les services de sécurité russes (FSB) «uniquement car l'un des locataires connaissait le kamikaze». «Il n'y a pas d'autres preuves», a-t-il lancé.

(L'essentiel/afp)

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