Au Luxembourg – De nouvelles règles pour les manifestations?
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Au LuxembourgDe nouvelles règles pour les manifestations?

LUXEMBOURG - Le code pénal pourrait être modifié, en réponse aux récents débordements en marge des manifestations contre les mesures sanitaires.

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Environ 350 manifestants ont défilé à Luxembourg-Ville, samedi après-midi, contre les mesures sanitaires.

Environ 350 manifestants ont défilé à Luxembourg-Ville, samedi après-midi, contre les mesures sanitaires.

Vincent Lescaut
Au total, une trentaine de personnes ont été interpellées, dont 14 au niveau administratif.

Au total, une trentaine de personnes ont été interpellées, dont 14 au niveau administratif.

Vincent Lescaut
Vincent Lescaut

La ministre de la Justice, Sam Tanson, a annoncé hier en Commission à la Chambre que des modifications du code pénal sont envisagées en réponse aux débordements observés lors de manifestations. Il s'agirait d'alourdir les peines pour un délit de rébellion, ou encore de pouvoir sanctionner les crachats sur les policiers. En outre la ministre souhaiterait permettre dans ce cadre aux policiers d'enquêter en ligne sous un pseudonyme ce qui n'est possible à ce stade que dans les affaires de terrorisme.

Si la question d’une loi sur les manifestations a été évoquée, le gouvernement ne serait pas favorable à la mettre en place dans l’urgence. Par ailleurs, la bourgmestre de Luxembourg, Lydie Polfer, s’est montrée agacée par les perturbations occasionnées lors de la manifestation non autorisée de samedi, dans la capitale.

«Cela nuit»

La bourgmestre a haussé le ton, mercredi, au sujet des manifestations contre les mesures anti-Covid qui se succèdent dans la capitale. En marge d’une rencontre avec la presse, elle a martelé que les événements de samedi nuisent à l’image de la capitale.

«Cela nuit aux commerçants, qui voient leur activité bouleversée, mais cela nuit aussi aux personnes qui veulent tout simplement venir en ville en famille et passer un après-midi tranquille. Quand on voit ces images, ce n’est pas bon, ce n’est pas encourageant», a-t-elle déclaré, mercredi.

«Le droit de manifester»

Samedi, environ 350 personnes s’étaient rassemblées à la gare, avant d’être bloquées pendant plusieurs heures dans l’avenue de la Liberté, paralysant la circulation du tramway et forçant plusieurs enseignes à baisser le rideau en plein milieu de la journée.

Depuis décembre le périmètre imposé pour ces rassemblements s’étend de la place du Glacis, à la place de l’Europe. Mais comme samedi, ce dernier n’est pas toujours respecté. «Le droit de manifester un droit constitutionnel. Il y a des exemples où les manifestations se déroulent sans débordements, comme les marches blanches organisées la veille», a-t-elle ajouté.

(yb/nm/L'essentiel)

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