La «taupe» de Wikileaks – De sa prison, il veut toujours changer de sexe

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La «taupe» de WikileaksDe sa prison, il veut toujours changer de sexe

Un an après sa condamnation pour la plus grande fuite de documents de l'histoire des États-Unis par le biais de WikiLeaks, Bradley Manning exige de bénéficier d'un traitement pour devenir une femme.

Cette photo de Bradley Manning est apparue lors de son procès pour tenter d'expliquer ses troubles de la personnalité.

Cette photo de Bradley Manning est apparue lors de son procès pour tenter d'expliquer ses troubles de la personnalité.

AFP

Tout au long de son procès en cour martiale, les troubles d'identité sexuelle de celle qui s'appelait alors Bradley Manning avaient émaillé les débats. Une photo intitulée «mon problème», la bouche fardée et la tête couverte d'une perruque blonde, avait été projetée au tribunal. Sa défense avait souvent invoqué cette fragilité pour expliquer l'état d'esprit dans lequel se trouvait le jeune analyste du renseignement en Irak lorsqu'il avait transmis plus de 700.000 documents confidentiels au site WikiLeaks, dont le fondateur Julian Assange a annoncé lundi qu'il quitterait «sous peu» l'ambassade d'Equateur à Londres où il vit depuis 26 mois.

Dès le lendemain de sa condamnation le 21 août 2013, le soldat Manning avait révélé au grand jour qu'il se sentait femme et voulait commencer un traitement «dès que possible». En avril dernier, il avait reçu l'aval d'un juge pour changer son prénom de Bradley en Chelsea, et un mois plus tard le Pentagone disait étudier des pistes pour la transférer vers une prison civile où elle pourrait bénéficier d'un traitement hormonal. Mais de la prison militaire de Fort Leavenworth au Kansas (centre) où elle est détenue, Chelsea Manning «ne reçoit pas le traitement (hormonal) qu'elle a demandé et rien n'indique que quoi ce soit change bientôt», explique à l'AFP Chase Strangio, avocat de la puissante Union américaine des libertés civiques, et fervent défenseur de Manning.

(L'essentiel/AFP)

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