Législatives en Belgique – De Wever nommé informateur par le roi

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Législatives en BelgiqueDe Wever nommé informateur par le roi

Le nationaliste flamand, grand vainqueur des élections législatives, dimanche dernier en Belgique, est chargé d'examiner les conditions pour la formation d'un nouveau gouvernement.

Le roi des Belges a mené mardi des consultations avec les chefs des différents partis politiques.

Le roi des Belges a mené mardi des consultations avec les chefs des différents partis politiques.

AFP

Bart De Wever s'impose peu à peu comme une personnalité incontournable de la politique belge. Le chef du N-VA, qui a obtenu un tiers des voix en Flandres dimanche dernier, a été nommé mardi informateur par le roi des Belges, a annoncé le palais royal dans un communiqué. «Sa majesté le roi a reçu en audience ce midi au palais de Bruxelles M. Bart De Wever, président de la N-VA, et l'a chargé d'une mission d'information. M. De Wever a accepté cette mission. Il fera rapport au roi sur l'avancement de sa mission, le mardi 3 juin». Le roi Philippe avait terminé mardi matin les consultations avec les présidents des différents partis politiques du royaume. Puis vers 12h30, il a de nouveau convoqué Bart De Wever, pour lui confier sa mission d'information. Pour rappel, un informateur s'occupe de consulter les différents partis, afin de dresser un état précis des forces en présence.

Bart De Wever avait déjà été nommé informateur après les législatives de 2010, par Albert II, père de l'actuel monarque. Le nationaliste, qui n'a jamais pris part à un gouvernement fédéral, a clairement indiqué que sa préférence allait à un coalition de droite avec, côté néerlandophone, les chrétiens-démocrates du CD&V et/ou les libéraux de l'Open VLD. Ces deux partis, membres de la coalition sortante, se sont jusqu'ici contenté d'indiquer qu'ils écouteraient les propositions de la N-VA. Mais Bart De Wever devra aussi convaincre des formations francophones de le rejoindre au gouvernement fédéral. Or, la tâche ne sera pas facile, a convenu le chef des nationalistes flamands, dès dimanche soir. Une alliance avec les socialistes francophones du Premier ministre sortant, Elio Di Rupo, semble difficilement envisageable, tant est grand le fossé entre le programme néo-libéral de la N-VA et celui, social-démocrate, du PS, qui a remporté les élections côté francophone.

Parallèlement aux consultations menées au niveau national, le nationaliste flamand tente de former un gouvernement en Flandres. Il devrait tenter de constituer une coalition avec les chrétiens-démocrates du CD&V.

(L'essentiel avec AFP)

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