En Belgique – De Wever peine à former un gouvernement
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En BelgiqueDe Wever peine à former un gouvernement

La tentative de mettre sur pied un gouvernement ancré à droite en Belgique a vu ses chances d'aboutir compromises mardi avec le rejet d'un parti clé, les centristes francophones du CDH.

Bart De Wever n'aurait pas donné suffisamment de garanties sur sa «loyauté» vis-à-vis de la Belgique, selon le président du CDH.

Bart De Wever n'aurait pas donné suffisamment de garanties sur sa «loyauté» vis-à-vis de la Belgique, selon le président du CDH.

AFP

La Belgique pourrait de nouveau vivre une longue crise politique, ont estimé des responsables politiques, alors qu'il avait fallu quelque 541 jours pour former un gouvernement à l'issue des élections de 2010. Vainqueur des législatives du 25 mai, Bart De Wever, président de la Nouvelle alliance flamande (N-VA), a présenté mardi une note de travail d'une vingtaine de pages résumant son programme à ses partenaires pressentis, leur demandant de dire s'ils étaient prêts à s'engager dans des négociations exclusives. Deuxième parti flamand, les chrétiens-démocrates flamands du CD&V ont rapidement donné leur accord, tout comme le Mouvement Réformateur, le parti libéral francophone.

Mais le quatrième parti concerné, le CDH, sur lequel tous les regards étaient tournés depuis des jours, a mis son veto en début de soirée. «Nous avons décidé de dire non à la note telle qu'elle est proposée», a déclaré son président, Benoît Lutgen, sur la chaîne privée RTL-TVI. Il a expliqué son refus par ses doutes sur le projet économique du chef de la N-VA, estimant qu'il menaçait le pouvoir d'achat, et le fait que M. De Wever, qui prône l'indépendance à terme de la Flandre, ne donnait pas suffisamment d'assurances quant à sa «loyauté» vis-à-vis de la Belgique. «C'est un projet belgo-sceptique», a-t-il lancé, estimant que «le loup n'est pas devenu un agneau en quelques semaines». Cette attitude du CDH «ouvre le très grand danger d'une grave et longue crise politique», a réagi le président du MR, Charles Michel. Bart De Wever, qui avait été désigné informateur au lendemain des élections par le roi Philippe, doit lui remettre son rapport final mercredi.

(L'essentiel/AFP)

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