Défigurée par la maladie, Chantal veut mourir
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Défigurée par la maladie, Chantal veut mourir

Chantal Sébire exhorte l’État à abréger ses atroces souffrances. Et relance le débat sur l'euthanasie en France.

Les souffrances de Chantal Sébire sont atroces, elle demande une aide pour mourir. (afp)

Les souffrances de Chantal Sébire sont atroces, elle demande une aide pour mourir. (afp)

Le combat pour la légalisation de l’euthanasie en France mené par Chantal, une ancienne professeur des écoles de 52 ans, ressemble à celui de Marie Humbert, qui avait aidé son fils tétraplégique à mourir. Cette mère de trois enfants est atteinte d'une maladie orpheline, incurable et évolutive. Aujourd’hui, elle exhorte l’État à abréger ses atroces souffrances.

Souffrant d’hémorragies nasales, Chantal apprend en 2002 qu’elle est atteinte d’une «Esthesioneuroblastome», une tumeur évolutive des sinus et de la cavité nasale. Une maladie très rare, «seuls 200 cas ont été recensés dans le monde depuis 20 ans», précise-t-elle. De la douleur, calmée provisoirement par de «simples aspirines», Chantal en parle comme «des coups d’aiguille qui rentrent dans l’œil de façon intense pendant six à sept secondes et peuvent perdurer trois ou quatre heures».

«Aujourd’hui, je suis allée au bout de ce que je peux supporter et mon fils et mes filles n’en peuvent plus de me voir souffrir», assène Chantal en toute lucidité. Son médecin traitant, le Dr Emmanuel Debost, se refuse à agir contre la loi même si sa conscience lui commande «d’aider (sa) patiente à mourir».

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