Harcèlement sexuel en France – Denis Baupin: «Je ne suis pas le DSK des Verts»

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Harcèlement sexuel en FranceDenis Baupin: «Je ne suis pas le DSK des Verts»

Le député écologiste Denis Baupin continue de contester farouchement toute accusation de harcèlement sexuel ou d'agression sexuelle, dans un entretien à paraître jeudi dans «L'Obs».

«Il est possible que du fait des désaccords politiques profonds à EELV, il puisse y avoir une relecture d'épisodes anciens», suggère Denis Baupin, dans l'entretien accordé à «L'Obs».

«Il est possible que du fait des désaccords politiques profonds à EELV, il puisse y avoir une relecture d'épisodes anciens», suggère Denis Baupin, dans l'entretien accordé à «L'Obs».

AFP/Francois Guillot

«J'affirme de toute ma vie n'avoir jamais commis de harcèlement sexuel ni d'agression sexuelle», assure Denis Baupin, dans sa première réaction dans les médias depuis la diffusion le 9 mai de témoignages de femmes le mettant en cause. Interrogé sur l'accumulation des témoignages révélés par France Inter et Mediapart, le député écologiste «conteste toute tentative de harcèlement et d'agression».

«Je ne vais pas spéculer sur les motivations de ces femmes. Mais il est possible que du fait des désaccords politiques profonds à EELV, il puisse y avoir une relecture d'épisodes anciens», suggère-t-il. Le député réfute une par une les différentes accusations. À propos de la scène décrite par Sandrine Rousseau, qui remonte à octobre 2011, lors d'une réunion d'Europe Écologie-Les Verts à Montreuil, Denis Baupin relève qu'«il est impossible de démontrer que quelque chose n'a pas eu lieu», mais estime qu'«il y a de nombreuses invraisemblances».

«Le jeu était assumé de part et d'autre»

«À un moment donné, j'ai voulu faire une pause», avait raconté Sandrine Rousseau. «Dans le couloir qui longe la salle, Denis Baupin est venu. Il m'a plaquée contre le mur en me tenant par la poitrine, et a cherché à m'embrasser. Je l'ai repoussé violemment». En ce qui concerne le témoignage d'Isabelle Attard, députée du Calvados, évoquant «du harcèlement quasi quotidien de SMS provocateurs, salaces», Denis Baupin répond que «ce n'était pas des SMS salaces, plutôt de compliment, de séduction...».

Il précise avoir «retrouvé ces SMS» et les avoir confiés à son avocat «pour que la police puisse en avoir connaissance». «Ce sont des jeux de séduction», «le jeu était assumé de part et d'autre», assure-t-il, réfutant le qualificatif de «DSK des Verts».

L'Obs indique que Denis Baupin a rencontré à deux reprises, les 29 et 30 mai, deux journalistes accompagnés d'un photographe au cabinet parisien de son avocat et en présence de celui-ci. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire. Une partie des faits pourrait être touchée par la prescription, qui est de trois ans pour les délits d'agression et harcèlement sexuels.

(L'essentiel/afp)

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