Tuerie à Paris – «Depuis petite, elle parlait de devenir policière»

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Tuerie à Paris«Depuis petite, elle parlait de devenir policière»

Les quatre victimes de l'attaque survenue le 3 octobre à la préfecture de police de Paris, une femme et trois hommes, y travaillaient depuis plusieurs années. Voici ce que l'on sait d'elles.

Les quatre victimes travaillaient tous à la préfecture, depuis plusieurs années.

Les quatre victimes travaillaient tous à la préfecture, depuis plusieurs années.

AFP/Bertrand Guay

Emmanuel Macron participera ce mardi, à 11h, à une cérémonie d'hommage aux victimes de la tuerie survenue jeudi dernier, à la préfecture de police de Paris. À cette occasion, la mémoire d'Aurélia, de Damien, d'Anthony et de Brice sera célébrée. Voici ce que l'on sait de cette femme et de ces trois hommes tués sur leur lieu de travail.

Les quatre victimes travaillaient tous à la préfecture depuis plusieurs années. Engagée dans la police depuis 2002, Aurélia T. assouvissait une véritable passion: «Depuis qu'elle était toute petite, elle ne parlait que de devenir policière. Ce métier, c'était toute sa vie», confie au Parisien , Henriette, sa grand-maman. Membre du soutien opérationnel à la DSPAP (direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne), Aurélia se disait «très fière de son travail», même si son grand-père trouvait son métier «dangereux».

Des parents de jeunes enfants

Cette policière de 39 ans avait rencontré son futur mari au sein de la préfecture de police. Le couple a deux garçons âgés de 8 et 5 ans. «Elle était souriante, gentille, volontaire dès qu'il fallait aider. Elle était là tous les mercredis pour accompagner ses enfants», témoigne Anouar Bouydarne, responsable des jeunes au club de football que fréquentent les fils d'Aurélia.

Le major Damien E., 50 ans, était père de deux enfants. Entré en 1991 dans la police, il travaillait à la DRPP (direction du renseignement de la préfecture de police de Paris), tout comme l'informaticien qui lui a ôté la vie le 3 octobre. Dans ce même service travaillait Anthony L., gardien de la paix depuis 2003. Âgé de 39 ans, il était lui aussi père de deux jeunes enfants.

Dans ce service très sensible qu'est la DRPP travaillait également Brice L., 38 ans. Adjoint administratif depuis 2013, ce célibataire sans enfant vivait en colocation avec un ami dans un appartement parisien. Ses voisins évoquent une personne «vraiment très sympa», «souriante, agréable, discrète sur ses activités professionnelles». Le trentenaire devait toutefois composer avec une vie familiale difficile, entre le décès de son père à la fin des années 1990 et la grave maladie de sa mère, hospitalisée depuis plusieurs années.

(L'essentiel/joc)

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