Marseille: Dernier jour de tournage pour «Plus belle la vie»

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MarseilleDernier jour de tournage pour «Plus belle la vie»

C’en est fini de la mythique série de France 3. Les ultimes scènes du programme ont été mises en boîte jeudi, à Marseille. 

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Un technicien avec un clap, mercredi 28 septembre 2022, lors du tournage de «Plus belle la vie».

Un technicien avec un clap, mercredi 28 septembre 2022, lors du tournage de «Plus belle la vie».

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Le bar du Mistral était le lieu emblématique du feuilleton. 

Le bar du Mistral était le lieu emblématique du feuilleton. 

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Le clap de fin a résonné jeudi 29 septembre 2022, à Marseille, pour le dernier tournage de «Plus belle la vie» («PBLV»), dont la fin avait été annoncée en février 2022. Depuis quelques semaines déjà, les membres de cette aventure audiovisuelle quittent chacun à leur tour, avec émotion, une série qui a accompagné des millions de téléspectateurs.

Certains soirs de 2008, elle en réunissait même jusqu’à six millions. Après dix-huit ans de diffusion et 4 665 épisodes tournés, la dernière prise a eu lieu en fin d’après-midi dans les studios historiques de la Belle-de-Mai, un quartier populaire de Marseille. Les deux derniers épisodes seront diffusés le 18 novembre 2022, sur France 3, et seront suivis d'un troisième spécifiquement réalisé pour l’occasion, en prime time.

«Une énorme fierté»

«Je voulais absolument faire partie de la dernière virgule de l’aventure», raconte Clément Cescau, membre de l’équipe de post-production, depuis son bureau de montage, au-dessus du grand studio qui accueille l’emblématique bar marseillais du Mistral, où se retrouvent les principaux personnages de la série. «Au bout d’un moment, la série se mêle à la vie de chacun», raconte celui qui y a rencontré sa femme, costumière, au cours des douze ans de compagnonnage avec «PBLV».

«À la fin, ça apporte une énorme fierté, à la fois de ce que la série est devenue, de ce qu’on a fait et de ce qu’elle a soulevé en termes de questions sociétales», affirme-t-il, faisant référence aux personnages homosexuels très tôt représentés ainsi qu’aux différentes discriminations abordées au fil des épisodes. «J’avais envie de dire au revoir à l’équipe, en tant que réalisatrice», témoigne pour sa part Claire de La Rochefoucauld, 50 ans, retournée exceptionnellement derrière la caméra pour la dernière scène avec des personnages «historiques»: Blanche et François Marci, interprétés par Cécilia Hornus et Thierry Ragueneau.

«Passer à autre chose»

Celle qui a été réalisatrice d’épisodes pendant quatorze ans a endossé en 2022 le rôle de productrice pour notamment prendre en charge ce moment «difficile» de la fin de la série et «accompagner émotionnellement» les équipes, «sa famille d'ici», explique-t-elle. «Il faut passer à autre chose, je le sais, mais c’est quand même triste, c’est une jolie série, une jolie équipe», regrette de son côté Carole Bourrelly, l’une des trois coiffeuses s’occupant chaque jour des acteurs aux côtés des habilleuses et maquilleuses. Après dix ans à diriger une école de coiffure dans le temple du cinéma Bollywood, en Inde, la Marseillaise de 51 ans a débuté à «Plus Belle La Vie» en 2018.

«Quand on arrive, c’est comme entrer dans un TGV en marche», explique celle qui coiffe dix à douze personnes par jour dans l’une des salles blanches avec canapés et miroirs où les acteurs patientent avant de rejoindre les tournages. «C’est une école formidable qui apprend l’efficacité», renchérit Claire de La Rochefoucauld dans l’un des six studios consacrés à la série: «Pour diriger un comédien, au lieu de dire quatre phrases, on apprend à dire un mot, parce qu’il faut aller vite». Chaque jour, les équipes de montage produisaient un épisode de 26 minutes, ce qui leur imposait une cadence très soutenue sans commune mesure avec les rythmes des séries non quotidiennes et du cinéma.

Près de 600 personnes ont travaillé chaque année pour la série et 3 232 acteurs en tout, auxquels il faut ajouter les figurants, ont participé aux tournages, un apport économique important pour Marseille, ville dont la série «a déjoué un certain nombre d’images négatives», soulignait au printemps le président de l'Office du tourisme Marc Thépot. Claire de La Rochefoucauld émet le vœu que «cette famille se constitue en réseau» pour continuer de travailler ensemble et «qu’à Marseille, il n’y ait pas de gâchis avec les équipes».

Il y a 18 ans, le clap de début:

(AFP)

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