Sur l'aire de Berchem – «Des accidents car les camions s’entassaient»
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Sur l'aire de Berchem«Des accidents car les camions s’entassaient»

BERCHEM - Un nouveau système pour le stationnement des poids lourds a été mis en place à l’aire de Berchem. L’objectif? Réguler le flux et éviter des drames...

6 millions d’euros ont été investis pour aménager ce parking.

6 millions d’euros ont été investis pour aménager ce parking.

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Des files de camions qui remontent jusque sur l’autoroute, et «des accidents parfois mortels en conséquence», rappelle le directeur adjoint des Ponts et Chaussées, Paul Mangen. Les autorités ont dû agir pour solutionner un problème récurrent sur l’aire de Berchem. Ce mercredi, les Ponts et Chaussées ont présenté le nouveau système de parking intelligent mis en place au niveau de la station Aral, en direction de la France.

Des panneaux affichant le nombre de places restantes ont été installés. S’ils décident de s’arrêter, les camions se voient ensuite attribuer une «colonne» de stationnement en fonction de la durée de leur arrêt, de manière à ce que l’espace soit parfaitement optimisé. Un système plus complexe qu’il n’en a l’air: «Cela fait un an que nous le perfectionnons car il nécessite une gestion informatique importante», explique Paul Mangen.

Six millions d’euros ont été investis pour aménager ce parking gratuit new-look dont la capacité a été doublée (de 54 à 107 places), et trois ans de travaux ont été nécessaires entre 2016 et 2019. La situation était devenue urgente avec un taux d’occupation de 60% en semaine et de 100% le week-end, sur l’une des aires les plus fréquentées de toute l’Europe.

«Le danger était tel que nous avons parfois dû fermer la station», justifie Paul Mangen. Un problème qui persiste d’ailleurs de l’autre côté de l’autoroute, au niveau de la station Shell, en direction de Luxembourg. Mais la mise en place d’un parking similaire n’est pas encore à l’ordre du jour. «C’est très difficile car la disposition n’est pas la même. Il faut attendre le retour d’expérience sur ce projet, pour envisager quelque chose à cet endroit», conclut-il.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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