Au Luxembourg – Des avions de plus en plus « verts » au Findel

Publié

Au LuxembourgDes avions de plus en plus « verts » au Findel

LUXEMBOURG - Lux-Airport investit dans le carburant de synthèse, avec comme objectif la neutralité carbone du secteur de l’aviation.

par
Thomas Holzer
04042021. Luxembourg, Rue de Trèves. Aéroport de Luxembourg.
Illustration départ en vacances à l'aéroport de Luxembourg.
Photo © Editpress/Julien Garroy

Lux-Airport veut réduire son utilisation des énergies fossiles.

Editpress/Julien Garroy

Gros émetteur de CO2, l’aviation fait partie des secteurs clés en matière de réduction des énergies carbonées. L’un des plus difficiles à transformer également. En s’engageant dans la production de carburant d’aviation durable via l’acquisition d’une partie de la société Norsk e-Fuel, spécialisée dans la production de carburants de synthèse, lux-Airport relève le défi. Avec un objectif européen à moyen terme: tous les aéroports de plus d’un million de passagers ou 100 000 tonnes de fret devront utiliser au moins 5% de carburant durable d’ici à 2030.

À quand les premiers avions verts au Luxembourg? «C’est déjà possible aujourd’hui. Nous pouvons verser un pourcentage de carburant synthétique dans le carburant existant. Cela va augmenter au fil des années. Le but est d’aller très vite à 50, voire à 100% d’e-fuel, qui ne serait donc plus du kérosène», anticipe le ministre Déi Gréng de la Mobilité François Bausch, misant sur une «décarbonation totale de l’aviation».

Les billets d’avion plus chers?

Une ambition qui n’en est pour l’instant qu’à ses balbutiements. Ainsi le début de la production de fuel synthétique du consortium Norsk e-Fuel, dont la première unité de production sera basée en Norvège, débutera en 2024. D’origine non biologique, ce carburant de synthèse sera produit à partir d’électricité renouvelable, de CO2 capté dans l’air et d’eau. Comme toutes les technologies en développement, elle coûtera plus cher dans un premier temps.

Doit-on craindre une augmentation du prix des billets? «Pas de manière substantielle, car cette énergie ne représente qu’un faible pourcentage du carburant», explique Carl Berninghausen, Chairman Of The Board Of Directors de Norsk e-Fuel, qui estime «à 20 ou 30 euros» par billet la hausse potentielle dans un premier temps avec «un retour à l’équilibre» au fur et à mesure que la technologie se démocratise.

Cargolux prêt à suivre le mouvement

Pour permettre un tel essor, M. Berninghausen croit à une adhésion de la clientèle «qui sera prête à payer plus cher» pour cette transition écologique.

Le secteur du fret devra également y être associé. Présent lors de la conférence de presse de présentation mardi, le CEO de Cargolux Richard Forson a révélé que les discussions étaient bien avancées pour une participation de la compagnie luxembourgeoise au consortium Norsk e-Fuel.

Ton opinion

30 commentaires