En France – Des centaines d'opposants contre les «bassines»

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En FranceDes centaines d'opposants contre les «bassines»

Plusieurs centaines d'opposants aux «bassines», réserves d'eau géantes dédiées à l'irrigation agricole, se sont mobilisés dimanche pour dénoncer leur impact écologique.

Ces réserves doivent être alimentées par l'eau des cours d'eau et des nappes phréatiques en hiver, ce qui fait dire aux opposants qu'elles constituent une «privatisation rampante de l'eau au profit de quelques-uns».

Ces réserves doivent être alimentées par l'eau des cours d'eau et des nappes phréatiques en hiver, ce qui fait dire aux opposants qu'elles constituent une «privatisation rampante de l'eau au profit de quelques-uns».

AFP/Philippe Lopez

Entre 500 et 1 000 personnes se sont rendues à pied jusqu'au site où doit être prochainement creusée l'une des seize «bassines» prévues sur le bassin de la Sèvre niortaise, situées en majorité dans le département des Deux-Sèvres.

Ces réserves doivent être alimentées par l'eau des cours d'eau et des nappes phréatiques en hiver, ce qui fait dire aux opposants qu'elles constituent une «privatisation rampante de l'eau au profit de quelques-uns».

Des pancartes «De l'eau pour nos rivières», «Plus de vaches, moins de bâches» ou encore «No Bassaran», le slogan des opposants, étaient visibles dans le cortège, réuni à l'appel du collectif «Bassines Non Merci».

À l'aide de «pigouilles», des bâtons de bois qui servent à pousser les barques dans le marais poitevin, les manifestants ont symboliquement délimité l'emprise du projet. Sur ce terrain, une pelleteuse avait été incendiée il y a plusieurs jours.

«Le premier usage à protéger, c'est l'eau potable»

«On ne valide pas (ce geste) mais on ne condamne pas non plus», a assuré Julien Leguet, porte-parole de «Bassines Non Merci».

Même si le tribunal administratif de Poitiers a demandé à la coopérative de l'eau des Deux-Sèvres de revoir sa copie pour 9 des 16 bassines prévues, les travaux des premières réserves sont imminents.

«Ils pourraient démarrer d'ici une à deux semaines à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres). Cette manifestation, c'était pour nous l'une des toutes dernières occasions pour faire entendre notre voix», a affirmé Julien Leguet.

Présente à Saint-Sauvant, tout comme le candidat du NPA à la présidentielle Philippe Poutou, pour lequel l'opposition aux bassines s'inscrit dans une lutte «contre les logiques productivistes», la maire écologiste de Poitiers Léonore Moncond'huy a souhaité que des décisions soient prises «maintenant ou dans les mois qui viennent» pour protéger l'accès à une eau «de plus en plus rare». «Le premier usage à protéger, c'est l'eau potable», a-t-elle dit.

(L'essentiel/AFP)

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