Soupçonnés de favoritisme – Des dirigeants de l'ex-région Lorraine à la barre

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Soupçonnés de favoritismeDes dirigeants de l'ex-région Lorraine à la barre

METZ - De la prison avec sursis a été requise contre l'ancienne directrice de la communication et l'ancien directeur général des services de l'ex-région Lorraine.

Les deux anciens dirigeants de l'ex-région Lorraine nient tout favoritisme.

Les deux anciens dirigeants de l'ex-région Lorraine nient tout favoritisme.

AFP/Image d'illustration

Frédérique Poncy-Kuhn et Noël Jouaville sont soupçonnés d'avoir favoriser le renouvellement de contrat avec l'ancienne région, absorbée depuis dans le Grand Est, d'une entreprise de communication déjà prestataire du conseil régional d'alors, au détriment de trois autres sociétés lors d'un appel d'offres en 2014.

Une enquête avait été ouverte pour «atteinte à la liberté d'accès ou à l'égalité des candidats dans les marchés publics» après la dénonciation des faits en 2015 auprès du procureur par un ancien agent contractuel de la région, selon qui «deux marchés avaient été traités en dehors des règles du code des marchés publics», a précisé le président du tribunal correctionnel, Sébastien Ceribac.

Lors des débats qui ont duré plusieurs heures pour tenter de faire la lumière sur le degré d'implication et de connaissance des faits des différents protagonistes, les deux prévenus se sont défendus de tout favoritisme. Mme Poncy-Kuhn a argué qu'elle n'avait fait qu'«exécuter» les directives de l'exécutif du conseil régional, et M. Jouaville s'est défendu en disant qu'il n'avait pas outrepassé ses fonctions. «Je n'ai rien exécuté comme instruction», a-t-il déclaré devant le tribunal.

Le procureur de la République pas convaincu

Frédérique Poncy-Kuhn, issue du corps préfectoral, était arrivée comme directrice de la communication au conseil régional de Lorraine, à l'époque présidé par Jean-Pierre Masseret (LREM, ex-PS), en février 2013. Noël Jouaville avait lui débuté comme chargé de mission en 2008, avant d'être nommé directeur général des services de la région Lorraine en 2010 par M. Masseret.

Mais l'argumentaire des deux prévenus n'a pas convaincu le procureur de la République de Metz, Yves Badorc, selon qui ils ont contesté «la réalité du favoritisme» en se retranchant derrière leur «fonction» pour M. Jouaville et «en se présentant comme une exécutante» pour Mme Poncy-Kuhn. Le jugement a été mis en délibéré.

(L'essentiel/afp)

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