Crise politique – Des élections anticipées ou un référendum?

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Crise politiqueDes élections anticipées ou un référendum?

LUXEMBOURG - Avec ou sans Juncker? Les élections du dimanche 20 octobre seront aussi un référendum.

À 58 ans, Jean-Claude Juncker reste bel et bien le champion du CSV.

À 58 ans, Jean-Claude Juncker reste bel et bien le champion du CSV.

Editpress

En décidant d'attaquer frontalement le plus ancien chef de gouvernement de toute l'Union européenne, les socialistes, les libéraux et les Verts ont pris le risque de transformer les élections législatives anticipées du dimanche 20 octobre en un référendum pro ou contre Juncker.

Nommé secrétaire d'État au Travail et à la Sécurité sociale, en décembre 1982, Jean-Claude Juncker n'a plus quitté le gouvernement depuis cette date. Et il en est le ministre d'État et Premier ministre depuis le 20 janvier 1995. Un bail de plus de 18 ans qui pourrait s'achever en octobre si le CSV était renvoyé dans l'opposition comme le souhaitent (le rêvent) le LSAP, le DP et Déi Gréng, prêts à une coalition à trois pour gouverner.

Avec quatre têtes de liste dont une, Xavier Bettel, ne veut pas être ministre, le DP a choisi le débat d'idées. Le LSAP a fait le choix contraire, avec une personnalisation du combat électoral. Ce sera un jeune loup (Étienne Schneider) contre le vieux loup (Jean-Claude Juncker), ce qui promet déjà quelques joutes oratoires croustillantes.

Idées, programmes, alliances, têtes de liste, les législatives tourneront autour de Jean-Claude Juncker et de sa responsabilité dans la gestion du pays (crise économique, augmentation du chômage et creusement de la dette), mais aussi de son rôle dans les affaires (SREL et Bommeleeër).

«Mir mam Premier» («Nous avec le Premier»)! Le premier slogan du CSV est clair. Tous derrière Juncker et lui devant. Aux électeurs de trancher!

Denis Berche

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