France/Grand Est – Des élus lorrains reparlent d'écotaxe pour poids lourds
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France/Grand EstDes élus lorrains reparlent d'écotaxe pour poids lourds

METZ - Abandonnée en 2013, l'idée d'imposer une taxe aux poids lourds refait surface, portée par plusieurs élus du sillon lorrain.

L'écotaxe poids lourds a été abandonnée en 2013, suite au mouvement des bonnets rouges en Bretagne.

L'écotaxe poids lourds a été abandonnée en 2013, suite au mouvement des bonnets rouges en Bretagne.

AFP

Et si une écotaxe pour poids lourds voyait finalement le jour pour tenter de limiter le trafic déjà très dense sur l'A31? C'est en tout cas le souhait de plusieurs élus du sillon lorrain, qui se sont réunis le 31 août dernier, à Thionville, pour évoquer le sujet. Les maires de Thionville (Pierre Cuny), Metz (François Grosdidier), Nancy (Mathieu Klein) et Épinal (Patrick Nardin) réclament la mise en place d'une écotaxe, abandonnée en 2013 sous François Hollande, pour freiner l'engorgement de l'A31.

Les élus du sillon lorrain redoutent un transfert de trafic depuis l'A35, en Alsace. En 2021, en effet, les départements alsaciens vont fusionner et donner naissance à la Collectivité européenne d'Alsace (CEA). Cette nouvelle entité a notamment pour projet de mettre en place une écotaxe pour fluidifier le trafic autoroutier sur l'A35, qui souffre de la présence de nombreux poids lourds en provenance de pays étrangers.

Un péage sur l'A31 à nouveau évoqué

Les quatre maires lorrains concernés, ainsi que le président de la Communauté d'agglomération d'Épinal, comptent envoyer prochainement une motion aux ministères des Transports et des Territoires pour demander la création d'une taxe des deux côtés des Vosges, indique France Bleu. Les élus visent principalement les camions étrangers, qui «traversent le pays sans dépenser un kopeck».

Le président du sillon lorrain et maire de Thionville, Pierre Cuny, a également rappelé le projet de mise en place d'un péage sur l'A31 sur le tronçon Thionville-Luxembourg, alors que les prévisions tablent sur 60 000 nouveaux frontaliers d'ici une dizaine d'années.

(pp/L'essentiel)

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