Climat au Luxembourg – Des idées pour rendre le territoire fonctionnel
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Climat au LuxembourgDes idées pour rendre le territoire fonctionnel

LUXEMBOURG – Les 44 propositions du comité citoyen, concernant l’aménagement durable du pays, ont été présentées jeudi. Le gouvernement en reprendra une partie.

Des citoyens ont donné leurs idées pour aménager le territoire luxembourgeois.

Des citoyens ont donné leurs idées pour aménager le territoire luxembourgeois.

Editpress/Fabrizio Pizzolante

Ce sont les fruits d’une année de travail citoyen qui ont été présentés jeudi. Les 30 membres du Biergerkommitee (comité citoyen), dont cinq frontaliers, ont participé à des conférences avec des experts pendant six mois, avant d’analyser les informations et d’effectuer des propositions lors du second semestre 2021. Le panel sélectionné par TNS-Ilres a livré 44 propositions liées à l’aménagement du territoire dans une optique durable. «L’enjeu était de savoir comment rendre fonctionnel le territoire du Luxembourg, afin qu’il arrive à une neutralité carbone en 2050», résume Jürgen Stoldt, le coordinateur du Biergerkommitee.

Les propositions vont de la maîtrise de la croissance démographique des communes à une meilleure offre de mobilité, en passant par l’utilisation de matériaux durables dans l’architecture ou encore l’instauration d’un meilleur cadre pour la biodiversité. Les participants ont noté une conscience insuffisante des enjeux climatiques. Ils proposent la taxation des voitures trop gourmandes, dénonçant des achats de modèles disproportionnés au Luxembourg. Claude Turmes, ministre de l’Aménagement du territoire, a indiqué qu’il allait «transposer la plus grande partie des propositions dans le programme directeur de l’aménagement». Il ne s’engage cependant pas à intégrer la totalité: «Il y a des choses qui ne sont politiquement pas faisables».

Compléter la démocratie représentative

Michèle, 29 ans, avoue avoir «changé d’avis sur certains sujets» depuis sa participation au processus. Elle a également modifié ses pratiques, via notamment «du covoiturage, afin de réduire mon impact en CO2». La jeune salariée de la finance attend que «les idées soient reprises» au niveau politique et que «la participation des citoyens soit institutionnalisée dans notre système démocratique». Le Biergerkommitee, dont elle avait entendu parler sur les réseaux sociaux, lui a permis «d’échanger avec des personnes d’un avis différent, ce qui est trop peu souvent le cas habituellement».

La participation citoyenne «est une solution, car la démocratie représentative n’arrive plus à intégrer politiquement toute la population. Elle permet d’entendre des populations que l’on n’entend normalement pas», reprend Jürgen Stoldt. Claude Turmes estime quant à lui, que les deux se complètent. «Si nous voulons que notre démocratie avance bien, il faut trouver d’autres formes de participations». Il loue «une forme de dialogue apaisé».

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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