Au Luxembourg – «Des jeunes en maison de retraite après un AVC»

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Au Luxembourg«Des jeunes en maison de retraite après un AVC»

LUXEMBOURG - Chantal Keller, présidente de l’ASBL Blëtz, rappelle les revendications pour une meilleure prise en charge des victimes d’AVC.

La prise en charge post-AVC est à améliorer, note Chantal Keller.

La prise en charge post-AVC est à améliorer, note Chantal Keller.

Fabrizio Pizzolante

«Longtemps, on a pensé que l’accident vasculaire cérébral (AVC) ne concernait que les gens âgés. Mais aujourd’hui, nous avons des jeunes adultes, des ados et des enfants touchés», souligne Chantal Keller, présidente de l’ASBL Blëtz.

Dû à une rupture ou à l’obstruction d’un vaisseau sanguin du cerveau, l’AVC touche en moyenne quatre résidents luxembourgeois chaque jour, soit 1 460 par an. «Les conséquences peuvent être dramatiques. Une personne sur quatre ne survivra pas, une deviendra dépendante et les deux autres se rétabliront, mais garderont probablement des séquelles».

Des signes avant-coureurs à identifier

Les facteurs de risque sont nombreux: mauvaise alimentation, tabac, sédentarité, prédisposition génétique, problème cardiaque, tension artérielle élevée. «Sur ce dernier point, les jeunes sont à risque et ils ne pensent pas toujours à vérifier leur tension».

Un AVC doit être pris en charge immédiatement. «Il faut plus de sensibilisation pour que le public puisse reconnaître les signes avant-coureurs: relâchement musculaire soudain, paralysie faciale, difficulté à parler…». L’ASBL Blëtz réclame également la création d’un centre de thérapie neurologique pour une meilleure prise en charge post-AVC. «Actuellement, des jeunes se retrouvent en maison de retraite après un AVC car on ne sait pas où les placer».


(Séverine Goffin/L'essentiel)

Journée mondiale de l’AVC

Dimanche, de 16 à 19h, au Château de Bettembourg.

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