Crise au Luxembourg – «Des logements maintenant, pas dans dix ans»

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Crise au Luxembourg«Des logements maintenant, pas dans dix ans»

LUXEMBOURG - La crise du logement s’est invitée en débat à la Chambre mardi. La députée Déi Lenk Nathalie Oberweis a mis des solutions sur la table.

Pour la députée Nathalie Oberweis, un cadre politique doit être créé et il est nécessaire de mieux utiliser les leviers existants.

Pour la députée Nathalie Oberweis, un cadre politique doit être créé et il est nécessaire de mieux utiliser les leviers existants.

Le Grand-Duché traverse une crise du logement et les conséquences sur les résidents sont de plus en plus difficiles à vivre. Les prix s'envolent et réduisent les possibilités pour un grand nombre de personnes. Le sujet est désormais connu de tous et s’est invité mardi en débat à la Chambre. Le parti Déi Lenk, et en particulier la députée Nathalie Oberweis, a estimé que les efforts du gouvernement ne suffisent pas. «Nous avons besoin de logements maintenant, pas dans dix ans».

«Beaucoup vivent dans un état d'urgence et pas seulement depuis la pandémie», a lancé Nathalie Oberweis. Selon elle, un cadre politique doit être créé et il est nécessaire de mieux employer les leviers existants. Concrètement, il s'agirait d'utiliser les appartements vacants et les espaces entre les bâtiments, et d'inciter les propriétaires à les vendre ou à les louer par le biais d'une fiscalité plus élevée. L’intérêt de conserver un bien non utilisé doit devenir moins fort.

«Beaucoup vivent dans une situation d'urgence»

Toutefois, pour pouvoir mettre en œuvre cette mesure, il faudrait d'abord déterminer où se trouvent ces propriétés. Qui habite où? Qu’est-ce qui est vacant? «Cela nécessite une étroite collaboration entre les différents départements ministériels, les communes et les associations», a admis Henri Kox, ministre du Logement.

Les députés ont notamment pointé du doigt les logements vacants qui appartiennent à l'État: «Le gouvernement se doit de montrer l'exemple», estime Marc Lies, du CSV. La ministre de l'Intérieur, Taina Bofferding (LSAP), et le député DP Max Hahn, ont pour leur part indiqué que les terrains à bâtir seront mieux encadrés pour permettre d’optimiser leur exploitation.

«Une solution au niveau national, pas local»

Le débat a mis, aussi, l'accent sur l’impôt foncier. Les députés Déi Lénk défendent l’idée d'une taxe obligatoire pour les propriétaires sur les logements vacants et les terrains. «Nous avons besoin d'une solution au niveau national, pas au niveau communal».

Le ministre du Logement et la ministre de l'Intérieur font appel à la patience des parlementaires et annoncent travailler sur une réforme, d'où l'importance des données actuelles. «Je sais que ça ne va pas assez vite pour certains, mais il est important de prendre le temps» explique Taina Bofferding, tandis qu'Henri Kox rappelle que le problème du logement implique un grand nombre d'acteurs qui doivent travailler main dans la main afin de trouver des solutions.

(lm/L'essentiel)

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