Contre la réforme – Des lycéens dans les rues de Thionville

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Contre la réformeDes lycéens dans les rues de Thionville

Les lycéens ont continué à bloquer des centaines de lycées ou à manifester dans toute la France, avec parfois des violences. Ils étaient plusieurs centaines à Thionville et à Metz.

261 lycées (6% des 4 302 établissements de France), selon le ministère de l'Education nationale et 950, selon l'Union nationale lycéenne (UNL, premier syndicat), étaient «mobilisés» lundi, dont «600 bloqués». Vendredi, le ministère avait fait état de 306 établissements perturbés, l'UNL de 900.

Ces blocages de lycées ont donné lieu à des violences et des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre en Ile-de-France, notamment à Nanterre, ainsi que dans plusieurs villes de l'Hexagone, comme à Lyon. 196 «casseurs (...) mêlés aux différents groupes» de lycéens ont été interpellés lundi en marge des manifestations, a annoncé le ministère de l'Intérieur. Les lycéens sont aussi descendus dans la rue pour manifester dans le calme: ils étaient 2 800 en Seine-et-Marne, entre 1 500 et 1 700 dans l'Oise, entre 1 000 et 1 500 dans les rues de Metz, entre 500 et un millier à Rouen. La police a compté 800 lycéens à Bordeaux, 500 à Thionville, 500 à Forbach, 400 à Nancy et à Mulhouse, 300 à Lyon, 200 à Montbéliard (Doubs) ou encore à Clermont-Ferrand.

Les étudiants prennent le relais

À Paris, quelque 150 lycéens ont bloqué la circulation devant l'Hôtel de Ville et 300 à 400 ont descendu dans le calme le haut des Champs-Elysés en tentant de bloquer la circulation. «La majorité des lycéens est en cours», a assuré le syndicat Uni-lycée.

Alors que les lycéens seront en vacances en fin de semaine, le premier syndicat étudiant, l'Unef, a annoncé que lors d'assemblées générales lundi, 12 universités avaient appelé les étudiants à faire grève et cinq autres à bloquer leurs établissements. Pour la grève, il s'agit de Paris 8, Paris 10, Aix Marseille 1, Bordeaux 3, Brest, Caen, Grenoble 2, Lyon 2 (site de Bron et des quais), Reims, Rennes 2 et Saint-Etienne et pour les blocages de Rennes 2, Caen, Bordeaux 3, Paris 8 et Pau. Déjà, une soixantaine d'étudiants occupaient lundi le centre administratif de l'université de Strasbourg.

l’essentiel Online avec AFP

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