High-Tech – Des masques pour traduire, filtrer et surveiller
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High-TechDes masques pour traduire, filtrer et surveiller

La ruée sur les masques à travers la planète due au coronavirus a donné lieu à des innovations high-tech inédites: les masques peuvent aussi devenir des outils de surveillance.

This picture taken on September 29, 2020 shows Donut Robotics chief executive Taisuke Ono posing for a photo with the smart mask "C-face" in his studio following an interview with AFP in Tokyo. - From monitoring vital signs to filtering filthy air and even translating speech into other languages, the coronavirus-fuelled boom in mask-wearing has spawned an unusual range of high-tech face coverings. (Photo by Philip FONG / AFP) / TO GO WITH Singapore-Japan-SKorea-health-virus-technology-mask, FOCUS by Catherine Lai and Harumi Ozawa

This picture taken on September 29, 2020 shows Donut Robotics chief executive Taisuke Ono posing for a photo with the smart mask "C-face" in his studio following an interview with AFP in Tokyo. - From monitoring vital signs to filtering filthy air and even translating speech into other languages, the coronavirus-fuelled boom in mask-wearing has spawned an unusual range of high-tech face coverings. (Photo by Philip FONG / AFP) / TO GO WITH Singapore-Japan-SKorea-health-virus-technology-mask, FOCUS by Catherine Lai and Harumi Ozawa

AFP/Philip Fong

Le secteur technologique et les chercheurs en Asie notamment rivalisent d'imagination pour profiter d'un marché qui explose.

Au Japon, la start-up Donut Robotics a créé un masque qui aide les utilisateurs à respecter la distanciation physique et sert aussi d'outil de traduction. Le C-Face mask fonctionne en transmettant les paroles de celui qui le porte par bluetooth vers une application de smartphone qui permet aux gens de se parler jusqu'à dix mètres de distance.

32 euros

Cet équipement léger, en silicone, pourrait être utile pour les médecins qui veulent communiquer avec les patients en gardant une distance de sécurité, souligne la société. Le masque peut aussi traduire une conversation du japonais dans d'autres langues comme l'anglais, le coréen et l'indonésien.

Il devrait être mis en vente en février pour quelque 4 000 yens (32 euros). Mais il doit être porté avec un masque classique pour protéger contre une contamination au Covid-19. «On pourrait être capables de combattre le virus grâce à la technologie, à la sagesse humaine», observe Taisuke Ono. Une autre innovation qui pourrait aider les soignants à se protéger quand ils traitent des patients infectés par le Covid-19 a été développée à Singapour. C'est un masque équipé de capteurs qui mesurent la température du corps, le rythme cardiaque, la pression sanguine, le niveau d'oxygène du sang et envoie ces données à un smartphone par bluetooth.

Aspect futuriste

«De nombreux soignants sont en première ligne et sont proches des patients quand ils les examinent», explique Loh Xian Jun, l'un des scientifiques à l'origine de cette innovation. «Cela représente un risque sanitaire pour les infirmières et nous voulions réfléchir à un moyen de réduire ce risque» en permettant un examen à distance, explique-t-il à l'AFP.

Les chercheurs d'une université singapourienne en collaboration avec une agence publique espèrent tester ce masque au plus vite pour pouvoir le commercialiser. Les inventeurs imaginent aussi que ce modèle puisse être donné aux travailleurs migrants de Singapour, dont les hébergements ont été les principaux foyers de contamination dans la cité-État ces derniers mois, pour une surveillance à distance de leur état de santé. Et pour ceux qui veulent aussi combattre la pollution des grandes villes, le Sud-Coréen LG Electronics a conçu un masque purificateur d'air. D'aspect futuriste, ce masque en plastique blanc se place sur la bouche, le nez et le menton et traite l'air avec deux filtres de chaque côté du visage et un ventilateur pour le faire circuler.

Les filtres qui s'adaptent à la capacité de respiration de l'utilisateur fonctionnent sur le modèle des purificateurs d'air des maisons et bloquent l'essentiel des particules nocives, selon son concepteur. Plusieurs milliers d'exemplaires ont déjà été distribué au personnel de santé et le fabricant dit espérer le commercialiser bientôt.

(L'essentiel/afp)

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