Drame à Gênes – «Des miracles sont encore possibles»

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Drame à Gênes«Des miracles sont encore possibles»

Les équipes de secours travaillaient pour la seconde nuit d'affilée à la recherche de survivants après le drame de Gênes.

This handout picture taken and released by the Vigili del Fuoco, the Italian fire and rescue service, on August 15, 2018, shows rescuers at work amid rubble and wreckage after the collapse of a section of the Morandi motorway bridge in Genoa. 
At least 38 people were killed on August 14, when the giant motorway bridge collapsed in Genoa in northwestern Italy. The collapse, which saw a vast stretch of the A10 freeway tumble on to railway lines in the northern port city, was the deadliest bridge failure in Italy for years, and the country's deputy transport minister warned the death toll could climb further. / AFP PHOTO / Vigili del Fuoco / Handout

This handout picture taken and released by the Vigili del Fuoco, the Italian fire and rescue service, on August 15, 2018, shows rescuers at work amid rubble and wreckage after the collapse of a section of the Morandi motorway bridge in Genoa.
At least 38 people were killed on August 14, when the giant motorway bridge collapsed in Genoa in northwestern Italy. The collapse, which saw a vast stretch of the A10 freeway tumble on to railway lines in the northern port city, was the deadliest bridge failure in Italy for years, and the country's deputy transport minister warned the death toll could climb further. / AFP PHOTO / Vigili del Fuoco / Handout

AFP/Handout

Les sauveteurs ont poursuivi dans la nuit de mercredi à jeudi leurs recherches pour tenter de retrouver des survivants dans les décombres du pont autoroutier qui s'est effondré à Gênes. «Des miracles sont encore possibles», a déclaré le ministre de l'Intérieur. À la lueur de puissants projecteurs, les équipes de secours ont travaillé sans relâche au milieu des énormes blocs de béton et des morceaux de ferraille, avec l'aide de chiens et de pelleteuses.

Le bilan mercredi en fin de journée était de 39 morts et seize blessés, dont neuf dans un état grave. Mais les autorités répètent qu'il y a des disparus. Le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, a toutefois refusé de dire combien de personnes manquaient à l'appel. Et le ministre d'expliquer qu'il est particulièrement difficile en cette période de vacances de déterminer qui a «éteint son téléphone pour se détendre» et «qui ne répond pas parce qu'il est sous les décombres».

État d'urgence décrété

«Des miracles sont encore possibles», a-t-il ajouté, espérant que le bilan humain ne grimpe pas davantage. «Il reste évidemment l'espoir pour les secouristes de retrouver quelques survivants, mais plus le temps passe, plus c'est difficile», a déclaré Riccardo Sciuto, commandant des carabiniers de la province de Gênes. Trois enfants de 8 à 13 ans figurent parmi les morts, de même que quatre jeunes Français, trois Chiliens et un Colombien. Les autorités ont appelé à retirer rapidement des tonnes de débris d'un lit de rivière asséché afin que les décombres ne créent pas de barrage de fortune si de fortes pluies s'abattaient sur la ville. Elles s'inquiétaient en outre de la stabilité des grandes sections restantes du pont.

Au lendemain de l'effondrement du pont Morandi, du nom de son concepteur, le gouvernement italien a décrété mercredi l'état d'urgence à Gênes. Et il a promis de révoquer la concession de l'exploitant de l'ouvrage. Le groupe Autostrade per l'Italia est accusé de négligence criminelle. Cet état d'urgence offre un cadre normatif pour la gestion du site et l'assistance aux plus de 630 personnes évacuées et dont les habitations, en contrebas de ce qui reste du pont, sont condamnées. Le gouvernement s'est engagé à les reloger avant la fin de l'année.

(L'essentiel/afp)

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