Arnaque – Des mosellans luttent pour prouver qu'ils sont vivants

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ArnaqueDes mosellans luttent pour prouver qu'ils sont vivants

À six mois d’intervalle, deux membres de la même famille de Château-Salins ont été enregistrés comme étant décédés auprès des services sociaux. Ils ont lutté pour prouver qu'ils sont en vie.

La CAF de Moselle avait cessé d'indemniser Bernard, qui était considéré comme décédé, alors que ce n'était pas le cas. (dr)

La CAF de Moselle avait cessé d'indemniser Bernard, qui était considéré comme décédé, alors que ce n'était pas le cas. (dr)

Bernard, un habitant de Château-Salins, en Moselle a reçu mercredi un coup de téléphone des services sociaux lui apprenant qu’il était décédé. Il s’est alors immédiatement rendu en mairie pour obtenir une attestation signée par le maire qui prouve qu'il «est toujours en vie à ce jour». La CAF de Moselle avait reçu un certificat de décès au nom du «mort-vivant» affirmant qu’il était mort le 17 mai dernier.

Un tiers a adressé un certificat de décès à l'organisme et ses droits ont donc été interrompus en juin. Bien que la CAF ait déjà été confrontée à de faux documents, le cas de Bernard pose problème. « Pour un décès, on attend que la famille envoie un document, nous sommes sur un système déclaratif », fait savoir le service de communication. « Ce n’est pas un cas fréquent, mais avec une attestation qu’il est bien en vie, ses droits vont être rouverts».

Deux fois en quelques mois

C'est la seconde fois que cela se produit dans la même famille. Bernadette, la sœur de Bernard a subi le même problème quelques mois plus tôt. Elle a vécu un véritable calvaire pour retrouver ses droits et prouver qu’elle était bien de ce monde.

Les versements de Bernadette ont été bloqués et quatre mois de galère ont suivi avec notamment la perte de sa couverture maladie universelle (CMU). Alors que sa sœur a porté l’affaire devant la justice, Bernard compte lui aussi porter plainte contre X. Pour le moment, tous deux n'ont aucune réponse en ce qui concerne l’origine de l’arnaque. Le doute persiste donc sur l'identité de l’expéditeur des avis de décès.

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