Au Luxembourg – Des orientations pour l’avenir du territoire

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Au LuxembourgDes orientations pour l’avenir du territoire

LUXEMBOURG - La semaine prochaine, les députés débattront de l’aménagement du territoire. Les communes veulent du concret.

Les plans sectoriels doivent permettre de mieux planifier la réparatition des activités et de la population sur le territoire.

Les plans sectoriels doivent permettre de mieux planifier la réparatition des activités et de la population sur le territoire.

Fin novembre, le gouvernement prenait les devants et décidait de retirer les quatre projets de plans directeurs sectoriels pour le logement, les paysages, la mobilité et les zones d’activités. Face à la déferlante de contestations et des incertitudes juridiques liées aux textes, les groupes de travail étaient priés de remettre le métier sur l’ouvrage.

Le plan sectoriel sur le logement avait particulièrement prêté le flanc à la critique. «Chacune des 106 communes du pays a réagi. En tout, ce sont 1 358 pages de réactions, de recommandations et de protestations qui ont été envoyées au ministère. C’est du jamais vu», explique le président du Syndicat des villes et communes (Syvicol), Émile Eicher (CSV).

Ne pas tout reprendre à zéro

Et si les nouvelles moutures des plans sectoriels «reprennent dans une large mesure les avis des communes», Émile Eicher regrette que les documents mis à disposition des députés pour préparer le débat de la semaine prochaine «n’offrent pas davantage de pistes de réflexion pour le futur de l’aménagement du territoire du Luxembourg». «Peut-être s’agit-il d’une volonté du gouvernement d’entendre les propositions des uns et des autres pour le futur. Toujours est-il que l’État et les communes ont tout intérêt à faire avancer les plans sectoriels», poursuit le député chrétien-social.

Concernant en particulier le plan sectoriel pour le logement, Émile Eicher espère que la reprise des procédures ne fera pas perdre des années aux communes sur des projets de construction. «Il faut clarifier la question de la propriété privée et de l’utilité publique sans tout reprendre à zéro, sans quoi, on pourrait perdre des années», prévient-il.

(Patrick Théry)

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