Travail au Luxembourg – Des outils pour moins d'inégalités salariales
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Travail au LuxembourgDes outils pour moins d'inégalités salariales

LUXEMBOURG - Pour un travail identique, les femmes continuent de gagner moins que les hommes au Luxembourg. La loi l'interdit depuis fin 2016. Des outils vont être mis en place.

Entre les hommes et les femmes, l’écart moyen de rémunération est de 8,6% en défaveur des femmes.

Entre les hommes et les femmes, l’écart moyen de rémunération est de 8,6% en défaveur des femmes.

Depuis décembre 2016 et la modification du code du travail, la loi luxembourgeoise est claire: «Tout employeur assure, pour un même travail ou pour un travail de valeur égale, l’égalité de salaire entre les hommes et les femmes». L'inégalité salariale est élevée au rang d'une infraction, rendant son auteur passible d'une amende. Et pourtant, dans les faits, l’écart moyen de rémunération entre hommes et femmes se situe à 8,6% en défaveur des femmes.

«Le temps est désormais venu de tout mettre en œuvre pour que la loi soit bien appliquée», a affirmé Nicolas Schmit, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire, lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi. «Une brochure va être diffusée auprès des entreprises et des partenaires sociaux pour clarifier l’ensemble des outils à disposition. En 2017, nous devons assurer cette forme d’égalité entre les hommes et les femmes».

Un statut de mère pénalisant

En France, selon les derniers chiffres de l'Insee, l'écart salarial est de 9,9%. Ce chiffre est de 8% en Belgique et de 7% en Allemagne. «Même si en comparaison d’autres pays, nous sommes dans la bonne fourchette, nous devons faire le maximum pour faire disparaître totalement l’inégalité salariale entre les hommes et les femmes», a souligné Lydia Mutsch, ministre de l’Égalité des chances. «La prise de conscience est là au niveau des entreprises. Nous allons leur proposer un logiciel "Logib-Lux" qui va leur permettre de mesurer plus précisément les inégalités».

Il ne faut pas s’en cacher. Dans certaines situations, les femmes demeurent dans des positions désavantageuses. «Les femmes sont aujourd’hui pénalisées par des absences liées à leur statut de mère», reconnaît Nicolas Schmit. «Une femme ne doit plus avoir peur de demander une augmentation salariale parce qu'elle a décidé de fonder une famille», complète Lydia Mutsch. «Notre gouvernement a pris des mesures pour permettre aux papas et aux mamans de s’occuper de l’éducation de leurs enfants sans nuire à leur carrière professionnelle. Nous devons continuer dans cette voie».

(FL/L'essentiel)

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