En Lorraine – Des parents juchés sur un ancien puits de mine

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En LorraineDes parents juchés sur un ancien puits de mine

FORBACH - Plusieurs parents s'estimant privés de leurs enfants après une séparation campent depuis samedi sur un ancien chevalement de mine à Freyming-Merlebach (Moselle).

«Actuellement on est sept, cinq papas et deux mamans», la plupart issus de la région mais d'autres venus spécialement de région parisienne pour participer à l'action, a déclaré Eric Lengaigne, 53 ans, l'un des pères mobilisés. «On dort au deuxième étage du puits (de mine, NDLR), où on a mis des tentes. On a bien sûr très froid parce que les nuits sont fraîches dans le secteur», a-t-il précisé. «On n'avait pas prévu de rester aussi longtemps. Mais des gens de la région viennent nous ravitailler en nourriture, en eau et en café, c'est un soutien humain très touchant», a-t-il ajouté.

Les manifestants, qui ont déployé des banderoles sur le chevalement, sont «déterminés à rester» jusqu'à ce qu'un représentant de l'autorité judiciaire accepte de les rencontrer, selon lui. Cependant, pour l'heure le parquet voisin de Sarreguemines n'a pas l'intention d'accepter un entretien «qui serait de toute évidence stérile», a déclaré le substitut du procureur de Sarreguemines, Matthias Placette.

«Cela ne mènerait à rien» car les décisions de justice remises en cause par les manifestants ont été prises «soit par des juges des enfants, soit des juges aux affaires familiales», qui ne sont «pas forcément» du TGI de Sarreguemines, dans des contextes et sur des situations familiales que le tribunal «ignore totalement», a-t-il dit.

(L'essentiel/AFP)

Plusieurs cas similaires en France

Depuis l'an dernier en France, certains parents, le plus souvent des pères, privés de la garde de leurs enfants après séparation du couple ou considérant leur droit de visite insuffisant, multiplient des actions spectaculaires similaires pour médiatiser leurs combats judiciaires. On a ainsi vu des «pères perchés» sur des grues de chantier, des cheminées d'usine, des clochers et déjà sur un ancien puits de mine, à Saint-Étienne (Loire) en septembre 2013.

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