Mer Méditerranée – Des pro-migrants au secours des identitaires
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Mer MéditerranéeDes pro-migrants au secours des identitaires

Un bateau du mouvement identitaire naviguant au large de la Libye semble en détresse. Un bateau de bénévoles qui viennent en aide aux réfugiés a été appelé à l'aide.

Le C-Star est utilisé par des militants d'extrême-droite.

Le C-Star est utilisé par des militants d'extrême-droite.

AFP/Stringer

Une ONG engagée dans les secours de migrants au large de Libye a affirmé être en route pour porter assistance au C-Star, navire affrété par des militants anti-migrants en Méditerranée à l'arrêt en raison d'un problème technique. Sur Facebook, le président de l'ONG Allemande Sea-Eye, Michael Buschheuer, a déclaré avoir été informé des difficultés du «navire nazi» et a souligné que l'aide aux personnes en détresse était un devoir pour tous les navigateurs «indépendamment de leur origine, couleur de peau, religion ou convictions».

Un porte-parole des militants du C-Star a pour sa part expliqué vendredi qu'il n'y avait pas de situation de détresse, le bateau ayant simplement arrêté ses moteurs pour résoudre un problème technique. Après cinq jours de blocage au large de la Tunisie, où des pêcheurs et un puissant syndicat s'opposaient à leur ravitaillement, les militants du C-Star étaient sortis jeudi soir de leur silence. «Notre bateau à été ravitaillé, tout va bien, il retourne sur zone», a lancé Clément Galand, militant français à bord. Vendredi en début d'après-midi, les militants ont cependant annoncé avoir mis les moteurs à l'arrêt le temps de régler «un problème technique mineur».

Le C-Star, un navire de 40 mètres qui bat pavillon de la Mongolie, a été loué à Djibouti par le groupe d'extrême droite «Génération identitaire». Il a rencontré des difficultés avec les autorités au canal de Suez en Égypte et lors d'un premier ravitaillement à Chypre, où il a été soupçonné d'aide à l'immigration clandestine quand des membres d'équipage ont demandé l'asile. À bord, des militants allemands, français, italiens et autrichiens, financés grâce à un appel aux dons sur Internet.

(L'essentiel/AFP)

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