Claudio Capéo – «Des sales gosses en train de vivre un rêve»
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Claudio Capéo«Des sales gosses en train de vivre un rêve»

Claudio Capéo a écoulé son troisième album à 400 000 exemplaires. Rencontre avec le chanteur français, qui sait d’où il vient.

«L’essentiel»: Votre album, paru l’été dernier, a été un énorme carton en France. Vous attendiez-vous à un tel succès?
Claudio Capéo: Non, ça a été une énorme surprise! Même si le single a bien marché, le succès de l'album reste tout de même un énorme mystère pour nous. Et au vu de l'accueil du public et du retour lors des concerts on peut dire vraiment qu'on est sur un petit nuage. On reste une bande de sales gosses en train de vivre un rêve.

Comment le gérez-vous?
Le plus simplement du monde. Ça fait dix ans qu'on galère, qu'on était totalement autoproduit, qu'on devait réparer le camion, monter la sono, etc… Bref, le quotidien de tous les groupes indépendants. Mais lorsque cela te tombe sur la tête du jour au lendemain tu te raccroches aux choses essentielles qui sont simplement de faire de la musique entre potes.

Vous avez 32 ans, et pas mal de vécu dans la musique. C’est ce qui fait aussi votre force?
C'est tout à fait ça. On sait vraiment d'où l'on vient. Beaucoup de membres du groupe ont été de nombreuses années techniciens sur des festivals ou dans des salles. Ce sont d'ailleurs nos chefs qui aujourd'hui nous suivent en tournée.

Votre tournée est prévue jusqu’en mars 2018. Pas le temps de se poser des questions?
On a plutôt un caractère à foncer donc en ce moment on est la tête dans le guidon même si on continue toujours à écrire par-ci par-là quelques idées pour les compositions suivantes.

Vous composez aussi sur la route?
Tout à fait, on a déjà pas mal de titres plus ou moins aboutis. Mais on préfère vraiment profiter de l'instant présent, de la tournée et du public sans se mettre la pression pour l'album.

«Riche» est une chanson bouleversante sur la paternité. Comment conciliez-vous vie de bohème et vie de famille?
C'est une équation très compliquée car l'absence et la distance sont quelque chose de très nouveau pour nous, même si l'on tourne depuis dix ans. Ne rentrer à la maison que quelques jours par mois est assez déstabilisant pour nos familles. Malgré tout cela, on vit un vrai rêve et on ne peut vraiment pas se plaindre.

Quand avez-vous débuté l’accordéon? Ce n’est pas forcément l’instrument qui attire le plus les jeunes…
C'est à côté de ma mère, car quand j'avais 6 ans j'étais un sale gosse et ma mère m'a emmené dans une école de musique où l'on ne pouvait apprendre essentiellement que l'accordéon. Je n'ai donc pas vraiment eu le choix. Mais avec le temps j'ai découvert que l'accordéon est un instrument très festif, lors des fêtes de famille ou des fêtes entre potes au coin du feu.

(Recueilli par Cédric Botzung)

Claudio Capéo

Dimanche, 20h, à l’Atelier, à Luxembourg-Ville.

Entrée: 36 euros.

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