Au Cambodge – Des «vêtements sexy» mais pas de pornographie

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Au CambodgeDes «vêtements sexy» mais pas de pornographie

Les dix étrangers, arrêtés jeudi, ont reconnu avoir participé à une fête en sous-vêtements dans la ville de Siem Reap mais nient les accusations de pornographie.

«Ils n'ont pas produit d'images pornographiques ni montré leurs organes génitaux», explique l'avocat des étrangers arrêtés au Cambodge.

«Ils n'ont pas produit d'images pornographiques ni montré leurs organes génitaux», explique l'avocat des étrangers arrêtés au Cambodge.

AFP

Cinq Britanniques, deux Canadiens, un Norvégien, un Néerlandais et un Néo-Zélandais ont été interpellés dans une villa de Sien Reap, base arrière des touristes souhaitant visiter les temples sacrés d'Angkor. Incarcérés depuis jeudi, ils risquent jusqu'à un an de prison. Âgés de 19 à 31 ans, ils ont admis le port de «vêtements sexy» et leur participation à une fête mais réfutent les charges qui pèsent sur eux, a déclaré à l'AFP leur avocat commis d'office Soung Sophea.

«Ils n'ont pas produit d'images pornographiques ni montré leurs organes génitaux», a-t-il expliqué. La police cambodgienne a publié des photos de couples simulant des actes sexuels lors d'une fête mais qui ne correspondent pas aux clichés des prévenus qu'elle a également fourni. Quelque 77 fêtards avaient été arrêtés après cette soirée mais la plupart ont été libérés après avoir reçu un simple avertissement.

«Trop près d'un site sacré»

Samrith Sokhon, procureur au tribunal de Siem Reap, a affirmé lundi que le groupe avait organisé la fête et publié en ligne «des photos pornographiques pour attirer les touristes». Ce dernier a estimé que ces activités allaient à l'encontre des «traditions cambodgiennes» surtout à ce que cela se déroulait à proximité d'Angkor, site sacré.

Les touristes visitant Angkor séjournent généralement à Siem Reap, une ville qui compte de nombreux hôtels, bars et discothèques. Les autorités cambodgiennes ont tenté ces dernières années de moraliser le comportement des touristes près des temples d'Angkor, sévissant contre ceux qui postent par exemple des images suggestives.

(L'essentiel/AFP)

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