Secours au Luxembourg – Des vies humaines au bout de leur museau
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Secours au LuxembourgDes vies humaines au bout de leur museau

LUXEMBOURG - Ils sont souvent le dernier espoir: le groupe canin de l’Administration des secours a une tâche importante et se doit d’être parfaitement préparé.

Ils doivent être prêts à intervenir à tout moment. Pas le droit à l’erreur. Des vies humaines sont en jeu. Si le groupe canin de l’Administration des secours est mobilisé, c’est que la situation est grave, un enfant ou une personne âgée a disparu, un marcheur a perdu son chemin. L’unité composée aujourd’hui de 11 chiens et de 25 secouristes intervient entre 15 et 30 fois par an. «Nous ne pouvons pas nous permettre d’être dans un mauvais jour, nous avons une très grande responsabilité», explique Serge Gabriel, chef du groupe canin.

La formation des chiens dure entre 18 et 24 mois. «Le maître-chien est aussi important que l’animal, si l’un ou l’autre n’est pas au top, le duo tombe à l’eau», explique Serge Gabriel. Pour former un chien, il faut au minimum 10 heures d’entraînement chaque semaine. Il faut commencer par le jeu: «Si le chien veut récupérer son jouet préféré, il lui faut chercher là où son maître l’a caché». Le périmètre de recherche est progressivement élargi jusqu’à ce que le chien puisse retrouver la trace d’un parfait inconnu.

À l'autre bout de la planète

«Bien sûr nous ne sommes pas des entraîneurs de chiens de compétition» mais l’animal doit faire preuve d’obéissance et de contrôle. Les chiens les plus à même de répondre à ces critères sont par exemple les labradors, les golden retrievers ou encore les bergers allemands, les briards ou les malinois.

Une fois les tests validés, le chien intègre le groupe canin qui opère sur de nombreux terrains. Dernièrement, il a été sollicité pour chercher dans les décombres après la collision de deux trains à Dudelange. Mais il est également invité à intervenir à l’étranger, l’unité luxembourgeoise est en contact étroit avec ses homologues français et allemands. Le groupe canin est également parti à l’autre bout de la planète, en 2012, pour prêter main forte à Haïti, terrassée par un tremblement de terre.

Des interventions complexes qui éprouvent les hommes et les chiens car le voyage est long, le climat est différent, les conditions sont plus difficiles dans les pays pauvres. Mais qu’importe. Le groupe canin doit répondre présent en toutes circonstances.

(Henning Jochum/L'essentiel)

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