Confidentialité – Des webcams privées sur Google Maps

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ConfidentialitéDes webcams privées sur Google Maps

La société américaine a désactivé une carte interactive recensant des caméras de surveillance ouvertes à tous sur le web. Les images restent néanmoins visibles sur la Toile.

Des personnes ignorent qu'elles peuvent être vues par n'importe quel internaute sur la Toile.

Des personnes ignorent qu'elles peuvent être vues par n'importe quel internaute sur la Toile.

AFP

Quelqu'un est peut-être en train d’espionner dans votre appartement, confortablement installé derrière son écran d'ordinateur. Une brèche de sécurité, détectée il y a plus d'un an, affecte en effet des caméras de surveillance connectées de la marque TRENDnet. Exploitée, elle permet à n’importe quel internaute de visionner les images diffusées en temps réel par les appareils et censées pourtant ne pas être publiques. Son fabricant a bien informé ses clients et distribué un correctif pour combler la faille, mais bon nombre d’entre eux ne se sont pas empressés de mettre à jour leurs caméras de surveillance.

Du coup, une carte Google Maps a été mise en ligne, il y a environ un mois, par Network World, pour sensibiliser sur cette faille de confidentialité. L’outil, qui vient d’être désactivé par Google pour infraction des conditions d’utilisation du service de cartographie, référençait les centaines de webcams privées encore ouvertes à tous sur une carte mondiale interactive. Entrées de magasin, salons d’appartement, bureaux, chambres de bébés, couloirs d’hôpitaux: les lieux auxquels l’internaute avait accès à l’insu des propriétaires étaient des plus variés.

Malgré l’arrêt de ce service, ces images sont encore visibles sur le web. Le compte Twitter @TRENDnetExposed se charge en effet de publier les adresses encore concernées par la faille et affichant des images de caméras de surveillance accessibles sans mot de passe. «Beaucoup de caméras TRENDnet présentent une importante faille permettant d’y accéder sans mot de passe. Nous voulons sensibiliser les gens à ce sujet. S’il vous plaît, partagez, vos suiveurs pourraient en être affectés», préviennent les administrateurs du compte de microblogging.

(L'essentiel Online/man)

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