Meurtrier belge – Détenu depuis trente ans, il va être euthanasié

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Meurtrier belgeDétenu depuis trente ans, il va être euthanasié

Frank Van Den Bleeken, interné suite à plusieurs délits à caractère sexuel, sera euthanasié le 11 janvier à la prison de Bruges, a annoncé samedi le journal flamand «De Morgen».

Frank Van Den Bleeken a notamment été interné pour le viol et le meurtre d'une jeune femme de 19 ans, en 1989.

Frank Van Den Bleeken a notamment été interné pour le viol et le meurtre d'une jeune femme de 19 ans, en 1989.

AFP

Après 30 années passées derrière les barreaux, Frank Van Den Bleeken va mourir le dimanche 11 janvier. L'euthanasie a été accordée à ce détenu de 51 ans, qui avait été incarcéré suite à plusieurs faits de délinquance sexuelle, rapporte le quotidien De Morgen.

C'est la première fois qu'un détenu se voit accorder l'euthanasie, qui n'est normalement autorisée qu'en cas de maladie incurable. Frank Van Den Bleeken est suivi par une équipe de psychiatres depuis plusieurs années. Selon eux, il est «psychiquement malade et souffre gravement de sa détention», écrit l'agence de presse Belga. L'homme est considéré comme «un danger pour la société». La décision favorable à son euthanasie a été prise en septembre dernier par la cour d'appel de Bruxelles. Depuis, au moins quinze autres internés ont également demandé l'autorisation d'être euthanasiés.

Pour les victimes, c'est incompréhensible

Une décision vivement contestée par certains. «Je comprends que Van Den Bleeken soit atteint de souffrances inapaisables. Mais cela ne veut pas dire qu'on ne peut pas lui apporter des soins palliatifs. Tout le monde y a droit. Aux Pays-Bas, un traitement thérapeutique était possible. Je dis simplement, on n'a pas été au bout du dossier. Éthiquement, nous faisons fausse route si nous lui accordons l'euthanasie. Je ne le ferai pas en tout cas», s'était exclamé en septembre le professeur Wim Distelmans, président de la commission de contrôle de l'euthanasie en Belgique.

Du côté des victimes, la pilule passe aussi très mal. Après l'accord donné par la cour d'appel de Bruxelles, une des soeurs de Christiane Remacle, une jeune femme de 19 ans, violée et tuée en 1989 par Frank Van Den Bleeken, s'était insurgée: «Nous entendons par l'entremise de son avocat à quel point il souffre. Et bien, nous souffrons encore aussi! La décision de la justice est incompréhensible. Qu'il croupisse là où il est».

(L'essentiel)

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