En Allemagne – Deutsche Bank n'a pas besoin d'aides de l'Etat

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En AllemagneDeutsche Bank n'a pas besoin d'aides de l'État

Le patron de la première banque allemande s'est voulu rassurant dans un article paru mercredi dans le journal «Bild».

Deutsche Bank n'a pas l'intention de payer l'amende réclamée par la justice américaine, a expliqué le patron de la banque allemande, John Cryan.

Deutsche Bank n'a pas l'intention de payer l'amende réclamée par la justice américaine, a expliqué le patron de la banque allemande, John Cryan.

AFP/Daniel Roland

«Ce n'est pas un sujet pour nous», a répondu John Cryan, interrogé par Bild, le journal le plus lu d'Allemagne, sur un possible besoin d'aides de l'État. «Je n'ai à aucun moment demandé de l'aide à la chancelière Angela Merkel», a ajouté John Cryan, aux commandes du géant bancaire allemand depuis l'été 2015.

Lundi, l'action Deutsche Bank avait chuté à des niveaux jamais atteints dans son histoire à la Bourse de Francfort sur la foi de rumeurs affirmant que l'État avait refusé toute aide au géant allemand, menacé par une amende record aux États-Unis. Le titre avait plongé de 7,54% à 10,55 euros, un niveau auquel il s'est maintenu mardi.

8 000 litiges judiciaires dans le monde

La justice américaine réclame à Deutsche Bank 14 milliards de dollars pour solder un ancien litige aux États-Unis lié à la crise des «subprimes». Il est «clair depuis le début que nous n'allons pas payer cette somme», a déclaré à Bild le patron de Deutsche Bank.

Les analystes jugent en effet que la banque va parvenir à réduire la facture aux États-Unis, mais rien ne dit que les 5,5 milliards mis de côté par l'institut de crédit suffiront à régler l'ensemble de ses 8 000 litiges judiciaires dans le monde. D'où les craintes des marchés d'une augmentation de capital de Deutsche Bank, susceptible de diluer la valeur de l'action.

9 000 postes menacés

«La question d'une augmentation de capital ne se pose pas à l'heure actuelle», a répété John Cryan dans Bild. «Nous avons nettement moins de risques dans nos comptes qu'auparavant et disposons d'une liquidité, donc de ressources, confortables», a-t-il fait valoir.

Après une perte de près de 7 milliards d'euros en 2015, le groupe a lancé une vaste restructuration prévoyant la fermeture de quelque 200 filiales en Allemagne d'ici 2020 et la suppression de près de 9 000 postes au niveau mondial. L'action Deutsche Bank a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis le début de cette année.

(L'essentiel/afp)

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