Décision politique – Deux communes lorraines disent non aux migrants

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Décision politiqueDeux communes lorraines disent non aux migrants

Les maires d'Etival-Clairefontaine dans les Vosges et Pexonne en Meurthe-et-Moselle refusent d'accueillir dans leur commune des réfugiés en provenance de Calais.

People gather near tents on November 5, 2015 in the "Jungle" migrants camp in Calais. A French court on November 2 ordered the state to improve conditions at the giant "New Jungle" migrant camp in Calais after NGOs called for immediate action over "serious human rights violations". AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN

People gather near tents on November 5, 2015 in the "Jungle" migrants camp in Calais. A French court on November 2 ordered the state to improve conditions at the giant "New Jungle" migrant camp in Calais after NGOs called for immediate action over "serious human rights violations". AFP PHOTO / PHILIPPE HUGUEN

AFP/Philippe Huguen

Deux communes lorraines, sollicitées par l'État français, s'opposent à l'accueil de migrants issus de Calais, rapporte L'Express. À Etival-Clairefontaine (Vosges), le préfet envisageait d'héberger une quinzaine de réfugiés dans une colonie de vacances privée. Christian Fegli, maire divers droite de cette commune de 2 600 habitants, réfute cette éventualité.

Réuni cette semaine, le conseil municipal a voté une motion contre le projet, évoquant d'éventuels troubles à l'ordre public. «C'est une inquiétude d'un maire qui doit gérer de potentiels heurts entre des gens», a déclaré Christian Fegli au micro de France Inter.

«J'ai beaucoup de doutes»

Le préfet des Vosges n'a pas souhaité commenter cette prise de position. De son côté, le ministère de l'Intérieur a précisé qu'il poursuivait sa politique avec un millier de migrants qui ont accepté de quitter Calais pour être répartis à travers toute la France.

À Pexonne, commune de 380 habitants située en Meurthe-et-Moselle, l'État prévoyait de loger une cinquantaine de personnes dans un centre isolé. Là encore, le maire, s'est opposé au projet. «C'est à l'État d'assumer ses responsabilités et non pas au maire de Pexonne. Qu'on me prouve qu'on saura maîtriser la situation, j'ai beaucoup de doutes», a commenté Dominique Foinant, pour justifier sa décision.

(pp/L'essentiel)

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