Prise d'otage en Alsace – Deux détenus retiennent leur surveillant

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Prise d'otage en AlsaceDeux détenus retiennent leur surveillant

Deux hommes retiennent un surveillant dans une cellule de la prison d'Ensisheim, près de Mulhouse, et des négociations étaient en cours mercredi soir.

"Cet après-midi, à 17h15, un agent de l'administration pénitentiaire de la maison centrale d'Ensisheim a été pris à partie par deux détenus qui le retiennent à l'intérieur d'un bâtiment de détention", a indiqué dans un communiqué le préfet du Haut-Rhin, Pierre-André Peyvel. "Le contact est établi avec les négociateurs de la gendarmerie nationale", a-t-il ajouté.

Le secrétaire d'État à la justice et maire de Mulhouse, Jean-Marie Bockel, a indiqué que "la négociation est vraiment engagée". "Les négociateurs ont quelques éléments pour faire avancer la négociation. Toutes les conditions sont réunies, toutes les chances sont en place, pour que nous puissions dénouer la crise", a ajouté le secrétaire d'État, qui s'exprimait depuis la cellule de crise mise en place à la direction de l'administration pénitentiaire à Paris.

Négociations en cours

Vers 21h00, une dizaine d'hommes appartenant à une unité d'intervention d'élite, équipés de gros boucliers, sont arrivés à Ensisheim, tandis qu'en région parisienne une vingtaine d'hommes du "détachement d'urgence" du GIGN, dont deux gendarmes formés à la négociation, se tenaient prêts à partir pour l'Alsace. Selon Eric Gemmerlé, du syndicat UFAP, les preneurs d'otage ont un temps menacé de couper le doigt de leur victime, un jeune lieutenant d'une trentaine d'années, père de famille.

"Ils l'ont plaqué au sol, ils sont très déterminés, ils sont armés de lames de rasoir et de fourchettes", a dit M. Gemmerlé. "Les négociations sont en cours, ça se passe plutôt bien", a ajouté le syndicaliste. L'un des forcenés demande son transfert dans un autre établissement, les motivations de l'autre sont moins claires.

De son côté Bernard Cabon, également de l'UFAP, a précisé à des journalistes devant la prison que la prise d'otage aurait débuté lorsque l'un des deux forcenés a "saisi le prétexte" de la découverte d'un téléphone portable dans sa cellule. Les deux hommes purgent des peines de 16 et 18 ans de prison, a-t-il ajouté.
La prison d'Ensisheim, qui n'est pas surpeuplée, accueille surtout des condamnés à de longues peines.

lessentiel.lu avec AFP

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