Accident mortel au Luxembourg – «Deux vies auraient pu être sauvées»

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Accident mortel au Luxembourg«Deux vies auraient pu être sauvées»

WALDHOF - L'accident mortel survenu mardi matin au Luxembourg a eu lieu sur une route à trois voies, limitée à 110 km/h. «Une vitesse excessive», estime la Sécurité routière.

«Faut-il avoir deux morts sur la conscience pour faire changer les choses?», s'exclame fou de rage à L'essentiel Paul Hammelmann, président de la Sécurité routière, suite à l'accident qui a coûté la vie à deux personnes mercredi matin, sur la nationale 11 entre Waldhof et Gonderange. En cause, selon lui, la limitation de vitesse sur ce tronçon à trois voies sans borne séparatrice, qui est fixée à 110 km/h.

«Ce tronçon est extrêmement dangereux. Aujourd'hui, une telle route ne serait plus construite. Les trois voies sont à bannir. Mettre du 110 km/h sur une route comme celle-là va à l'encontre de toutes les règles de l'art. Cela revient à autoriser une vitesse identique à celle permise sur autoroute par temps de pluie», estime Paul Hammelmann, qui rappelle que la Sécurité routière demande, depuis 2004, de limiter la vitesse à 90 km/h sur cette route.

Changer la limitation immédiatement

Au ministère des Transports, on précise qu'un groupe de travail planche actuellement sur une révision des limitations à un niveau national. L'endroit où a eu lieu l'accident mortel est déjà défini comme point noir, explique Dany Frank, porte-parole du ministère, à L'essentiel. Un radar sera d'ailleurs installé sur ce tronçon.

Mais pour Paul Hammelmann, c'est maintenant qu'il faut agir: «Tout va trop lentement. Deux vies auraient pu être sauvées». La sécurité routière exige un changement de signalisation immédiat. «Les panneaux peuvent être changés dans les trois jours. Ne rien entreprendre revient à se rendre coupable de non-assistance à personne en danger». De son côté, le ministère indique qu'il «considérera la proposition de la Sécurité routière et verra ce qu'il peut faire dans les meilleurs délais», précise Dany Frank.

(Juliette Devaux/L'essentiel)

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