Réforme scolaire – Dialogue rompu sur les bilans intermédiaires
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Réforme scolaireDialogue rompu sur les bilans intermédiaires

LUXEMBOURG - Alors qu'un accord semblait se dessiner quant à la nécessité de revoir la question de l'évaluation des élèves, ministère de l'Éducation et syndicats ne dialoguent de nouveau plus.

Face à ce énième blocage, la ministre de l'Éducation, Mady Delvaux-Stehres, a annoncé l'annulation de toute discussion avec les partenaires scolaires d'ici à la fin de l'année.

Face à ce énième blocage, la ministre de l'Éducation, Mady Delvaux-Stehres, a annoncé l'annulation de toute discussion avec les partenaires scolaires d'ici à la fin de l'année.

Editpress

Simplifier les bilans intermédiaires, la évaluations qui ont remplacé les bulletins de notes traditionnels, se révèle plus compliqué que prévu. Alors qu'un consensus avait été trouvé la semaine dernière, les négociations entre le ministère de l'Éducation nationale et les syndicats enseignants se retrouve une nouvelle fois au point mort. Objet du blocage: le refus par les syndicats «du principe de documenter les progrès de l’élève sur la base des niveaux de compétence», selon le communiqué du gouvernement, publié mardi soir.

Un point de désaccord qui a abouti à la fin des discussions entre les deux parties et qui annule, de fait, les deux autres rencontres prévues d'ici la fin de l'année sur cette thématique. Face à ce nouveau volte-face, Mady Delvaux-Stehres assure «attendre la publication du bilan des trois premières années de la réforme de l’enseignement fondamental en janvier 2013 avant de reprendre la discussion avec tous les partenaires scolaires.»

Bilans jugés «difficiles à comprendre» par les parents

Une attitude que déplore Patrick Remakel, président du Syndicat national des enseignants SNE-CGFP qui assure que son syndicat «garde la porte ouverte au dialogue», même s'il reconnaît être arrivé dans une impasse. «Le ministère ne voulait pas bouger sur certains points, notamment sur le document d'évaluation des élèves, assure Patrick Remakel. Or, c'est un élément-clé non seulement pour toute une génération, mais peut-être pour plusieurs générations.»

Pour rappel, syndicats et ministère voulaient ajuster la forme des bilans intermédiaires, introduits depuis 2009 au sein de l'école fondamentale, ces derniers étant jugés «difficiles à comprendre» par les parents.

(Jmh/L'essentiel Online)

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