Selon les professionnels – Difficile de diminuer les prix des taxis

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Selon les professionnelsDifficile de diminuer les prix des taxis

LUXEMBOURG - Selon des professionnels du secteur, les marges de manœuvre sont minces pour réduire le prix d'une course en taxi.

Les coûts des charges sociales et ceux liés aux véhicules pèsent sur les budgets des professionnels.

Les coûts des charges sociales et ceux liés aux véhicules pèsent sur les budgets des professionnels.

AFP

«L'ACL est en train de tuer la profession! C'est facile pour ceux qui ont de l'argent, ils font ce qu'ils veulent. Avec le prix de l'essence qui augmente tout le temps, les patrons vont finir par devoir licencier!», s'emporte Stéphane Skoczylos. Chauffeur de taxi indépendant à Luxembourg, il réagit à l'annonce de l'ACL de lancer «Yellow Cab», un service alternatif de transport.

Dans les discussions entre la capitale et la Fédération des taxis sur la question des prix, l'Automobile club a devancé tout son monde. Avec «Yellow Cab», l'ACL milite pour des taxis à «des prix abordables» et veut prouver par l'exemple que c'est possible.
Pas si simple pour Olivier Gallé, cogérant de la compagnie Colux Taxis: «60% du prix du kilomètre passent dans les charges sociales».

Entre prix du carburant, entretien et équipement des véhicules, le coût de la centrale téléphonique et des assurances, «il reste à peine 2% de bénéfice sur le prix au kilomètre», regrette Olivier Gallé qui, pour réduire ses coûts, «n'achète plus (ses) véhicules au Luxembourg mais en Allemagne». Fabio Todoverto, chauffeur employé d'une petite société privée, a des idées pour faire baisser la note.

«En augmentant le prix de la prise en charge et en baissant celui au kilomètre, le prix des déplacements courts resterait quasi le même, mais celui des trajets longs diminuerait». Il pense aussi que l'État devrait alléger la fiscalité qui pèse sur les sociétés, par exemple sur le carburant et lors de l'achat des véhicules.

Mathieu Vacon

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