«Dire que nous sommes belges donne un côté sexy»

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«Dire que nous sommes belges donne un côté sexy»

Suarez, c’est le Belge Marc au chant et trois musiciens d’origine malgache aux instruments. Et, avant tout, c’est de la chanson française. Explications.

«Je crois que c’est typiquement belge d’avoir une diversité énorme et un public tolérant et réceptif», explique Marc.

«Je crois que c’est typiquement belge d’avoir une diversité énorme et un public tolérant et réceptif», explique Marc.

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L’essentiel: Avant Suarez, vos musiciens ont fait de la musique world, vous de la pop anglaise. C’était un compromis de vous lancer dans la chanson française?

Marc: Non, nous voulions créer une musique que ni l’un ni l’autre ne faisait avant. Et c’est la chanson française qui nous a tous attirés le plus. J’aime bien cette nouvelle vague avec Olivia Ruiz et Thomas Dutronc. C’est très frais et acoustique. Nous voulons faire comme eux, mais avec nos propres influences.

Avez-vous écouté beaucoup de variété française avant de vous lancer dedans?

Oui, énormément. Il fallait l’étudier. C’est comme si on apprenait une nouvelle langue.

Auriez-vous envie de faire un jour de la musique world?

La musique world, c’est de jouer la musique d’où on vient. Et je ne suis pas sûr si une sonorité belge existe. Je crois que c’est typiquement belge d’avoir une diversité énorme et un public tolérant et réceptif.

Est-il intéressant pour vous de travailler avec trois musiciens de Madagascar compte tenu que la culture est différente?

C’est grâce au mélange des cultures qu’on crée de belles choses. Nous n’avons pas la même approche des problèmes. C’est à la fois positif et contraignant. Mais en somme, c’est une aventure humaine valorisante.

Vous avez tout de suite repris deux monstres de la chanson française, Edith Piaf et George Brassens. Pourquoi eux?

Nous avons commencé par Piaf. Nous voulions reprendre la chanson d’une femme pour nous différencier. Piaf est tout simplement incontournable. Au début, nous avons essayé de la copier, mais c’est impossible. Si on essaie de créer l’identique, on risque de se planter. Donc, on a retranscrit la chanson. Après, on voulait prendre une autre chanson. La chanson de Brassens, je la connais depuis mon enfance. C’est un titre qui me touche et il a trouvé sa place sur notre album.

Votre album marche-t-il bien en Belgique?

Oui, nous avons reçu un soutien médiatique dans un premier temps puis le public a suivi. Les chansons sont bien passées à la télé et à la radio. Après, nous avons continué en live. Maintenant, on attend que la France se réveille. Notre single y est sorti et nous avons joué sur le plateau de Taratata. Le retour est positif.

Les Français ne se moquent-ils pas trop de vous en tant que Belges?

Quand nous sommes en France, nous ne cachons pas notre nationalité. Cela donne un côté sexy. Les Français taquinent les Belges, mais ils ont quand même de l’affection pour eux.

Vous attendiez-vous au succès que vous avez maintenant?

Je dirais plutôt qu’on y a travaillé, on a tout fait pour. On l’a espéré mais pas attendu. Ce n’était pas une surprise, mais un bonheur.Votre premier single est intitulé «On attend».

Qu’attendez-vous le plus en ce moment?

Rien du tout. On évite d’attendre, on préfère aller de l’avant. On veut réussir, aller en tournée, vendre des albums et surtout être heureux.

Vous chantez également «Je mens comme je respire». Combien de fois avez-vous menti dans cette interview?

Ah, je dois réfléchir… Mais non, je n’ai pas menti du tout. C’est le batteur qui ment (rires). J’ai été très respectueux.

Recueilli par Kerstin Smirr

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