Crise politique – Dissolution du Parlement différée ou immédiate?

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Crise politiqueDissolution du Parlement différée ou immédiate?

LUXEMBOURG - Après l'avis du Conseil d'État, le microcosme politique
est en émoi ce jeudi. Le Parlement doit-il être dissous immédiatement?

Le destin de la Chambre des députés est plus que jamais entre les mains du Grand-Duc Henri, qui doit décider avant samedi.

Le destin de la Chambre des députés est plus que jamais entre les mains du Grand-Duc Henri, qui doit décider avant samedi.

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Jusqu'à présent, il n'y avait qu'une poignée d'irréductibles constitutionnalistes pour contester la voie de la dissolution différée (NDLR: au 7 octobre) de la Chambre des députés par le Grand-Duc. Mais ce jeudi après-midi, le Conseil d'État s'est également prononcé contre cette solution. Les Sages sont «d'avis qu'un arrêté grand-ducal dissolvant avec effet différé la Chambre des députés ne serait pas compatible avec l'esprit de la Constitution ni avec la coutume constitutionnelle».

Le Conseil d'État plaide donc pour une dissolution immédiate de la Chambre des députés. Séisme sur le Parlement où la commission des institutions était appelée à siéger pour prendre connaissance du texte et à trouver une solution. Les partis ont très largement plaidé en faveur d'une dissolution différée, allant à l'encontre des Sages. Quoi qu'il en soit, le dernier mot appartient toujours au Grand-Duc Henri.

Ce jeudi, il a convoqué le Premier ministre, Jean-Claude Juncker (CSV) et le président de la Chambre des députés, Laurent Mosar (CSV). Vendredi, il devrait, selon toute vraisemblance, prendre encore conseil auprès des différents leaders des partis politiques représentés à la Chambre avant de prendre sa décision pour samedi au plus tard.

En effet, il y a exactement trois mois entre le 20 juillet et le 20 octobre, date à laquelle les élections législatives anticipées ont d'ores et déjà été programmées. Et si pour certains, comme le député déi Lénk Serge Urbany, «la démission de Jean-Claude Juncker reste un préalable indispensable à toute dissolution», cette question est passée au second plan.

Patrick Théry

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