Division de sites mais également d'opinions

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Division de sites mais également d'opinions

La nouvelle école européenne est prévue en 2011 à Mamer. Les parents, quant à eux, maintiennent
leurs revendications.

C'était un projet très controversé mais la nouvelle école européenne II, sur le site de Mamer-Bertrange, sera bien une réalité en 2011. Hier après-midi, le projet de loi en ce sens a été voté à la Chambre des députés. Cela tombait bien, dans la matinée, le ministre des Travaux publics, Claude Wiseler, et le vice-président de la Commission europénne, Siim Kallas, avaient visité le site du futur complexe scolaire.

Sur le lieu, le ministre a vanté le projet qui solutionne le manque de place causé par le nombre grandissant d'élèves, et qui évite «la création d'un ghetto au Kirchberg». Marika Papasideri, membre de l'Association des parents d'élèves, ne partage pas cette opinion: «Il résout certes un problème mais en crée un autre». Les élèves appartenant à certains groupes linguistiques, comme les Maltais, les Danois ou les Grecs, seront transférés dans la nouvelle école de la maternelle au secondaire.

Une solution désapprouvée par certains parents: «Le déplacement des petits de la maternelle, de la primaire et de ceux qui fréquentent le centre polyvalent, à Mamer risque de les déstabiliser». La fatigue causée par les longs trajets et le temps perdu pourraient «mettre en cause la qualité de leurs devoirs à domicile et de leur apprentissage», selon Marika Papasideri. Et même si Claude Wiseler délègue à la direction de l'école ce problème, les parents, eux, ne se tiennent pas aux «jeux de ping-pong entre les décideurs».

Ils pousseront leurs revendications «jusqu'à ce que les clés soient sous la porte». Mais reste une solution selon Marika Papasideri: responsabiliser leurs employeurs, les puissantes institutions européennes. «On pourrait nous dire, lors du recrutement, de laisser nos enfants dans nos pays, à la garde des grands-parents», ironise-t-elle.

Andreia Marques

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