Belgique: Dix ans après avoir noyé ses jumelles, elle se fait poignarder

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BelgiqueDix ans après avoir noyé ses jumelles, elle se fait poignarder

Une Belge qui avait noyé ses deux fillettes dans la baignoire d'un hôtel a été violemment agressée devant chez elle. Dix ans jour pour jour après le drame…

Sophie V. a noyé ses deux filles en 2012 dans un hôtel situés dans les Caraïbes.

Sophie V. a noyé ses deux filles en 2012 dans un hôtel situés dans les Caraïbes.

L'affaire avait bouleversé la Belgique en 2012. Une mère de famille avait noyé dans une baignoire ses jumelles de 6 ans Alexia et Amélie, dans un hôtel de Curaçao, dans les Caraïbes. Jugée irresponsable car malade mentalement, Sophie V. avait échappé à la prison, suscitant l'incompréhension d'une partie de l'opinion publique.

Samedi dernier, la femme au lourd passif psychiatrique a été poignardée devant sa résidence à Sombeke, en Belgique. S'agit-il de représailles dix ans jour pour jour après le drame? Selon la presse locale, le suspect est son ex-compagnon. Ce dernier lui aurait planté un couteau dans le ventre. Une agression qui n'aurait pourtant rien à voir avec la mort des deux fillettes, la police évoquant une simple coïncidence.

«La peur de la confrontation ou des représailles»

Transportée dans un état grave à l'hôpital, la femme est désormais hors de danger, tandis que son agresseur est en fuite. Toujours malade, suivie sur le plan psychiatrique, elle aurait une vie sentimentale particulièrement compliquée depuis 2012.

La justice belge avait d'abord considéré la mort des deux fillettes comme naturelle avant de rouvrir l'enquête en 2014 avec une exhumation des corps. L'enquête a par la suite démontré que Sophie V. avait bel et bien noyé ses deux enfants. Souffrant d'une «psychose» au moment des faits, elle a finalement été internée.

Jochen Maes avec ses filles

Jochen Maes avec ses filles

Des années plus tard, Jochen Maes, le père des petites filles, ne comprend toujours pas que son ex-compagne se trouve encore en liberté: «Moi-même et ma famille vivons quotidiennement avec la peur de la confrontation ou des représailles», a-t-il déclaré.

(th)

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