Affaire Carlton – «Dodo la Saumure» en garde à vue

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Affaire Carlton«Dodo la Saumure» en garde à vue

Dominique Alderweireld, dit «Dodo la Saumure», était en garde à vue depuis mardi matin à Lille, de même que sa compagne, interrogés dans le cadre de l'affaire dite du Carlton.

Dominique Alderweireld a déjà été condamné à deux reprises en France pour proxénétisme.

Dominique Alderweireld a déjà été condamné à deux reprises en France pour proxénétisme.

AFP

Neuf personnes, dont Dominique Strauss-Kahn, sont mises en examen pour proxénétisme aggravé dans cette affaire. La garde à vue, entamée mardi matin, peut durer en théorie jusqu'à 96 heures, ont expliqué une source proche du dossier et une source judiciaire, à propos de l'information donnée d'abord par Figaro.fr.

Une enquête en 2011 sur Dodo la Saumure, exploitant de salons de massage en Belgique condamné par la suite par la justice belge pour proxénétisme, avait amené les enquêteurs jusqu'à l'hôtel Carlton de Lille. Il a fait appel, fin juin, de sa condamnation à cinq ans de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Tournai (Belgique). «Dodo la Saumure», qui tire son surnom du bain salé dans lequel on fait mariner les maquereaux, a connu une notoriété subite lorsque son nom a été associé à celui de l'ex-patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, dans l'affaire de prostitution du Carlton de Lille.

En lien avec DSK

Il a nié avoir fourni des prostituées aux amis nordistes de «DSK», bien qu'il ait de bonnes relations avec René Kojfer, chargé des relations publiques de l'hôtel et le premier des neuf mis en examen, et que Béatrice Legrain ait indiqué avoir accompagné une prostituée à un rendez-vous libertin à Paris, auquel participait DSK. En décembre, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai a confirmé la mise en examen de Dominique Strauss-Kahn et la validation de l'instruction menée depuis le 26 mars 2011 par trois magistrats lillois.

De nationalité française, Dominique Alderweireld a déjà été condamné à deux reprises en France pour proxénétisme. Lors de son procès à Tournai, il n'a pas caché qu'il s'était installé il y a une vingtaine d'années en Belgique pour y tenir des lieux de plaisirs tarifés, bars à hôtesses et autres. À sa sortie de prison en janvier, «Dodo» avait expliqué que sa compagne, Béatrice Legrain, et une autre jeune femme avaient «déjeuné ou dîné avec DSK, point final».

(L'essentiel Online/AFP)

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