Une spécialiste nous répond: Doit-on dire à ses enfants que le père Noël n’existe pas?

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Une spécialiste nous répondDoit-on dire à ses enfants que le père Noël n’existe pas?

LUXEMBOURG – C’est une question quasi existentielle, entre refus de mentir aux petits et magie des premières années. Le débat est (re)lancé.

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Doit-on dire à ses enfants que le père Noël n’existe pas? La question peut paraître légère, comme ça, et pourtant elle masque en réalité, pour certains, des convictions individuelles profondes. Mentir aux enfants? Hors de question pour les uns, et Noël ne fait pas exception à la règle. «90% des parents mentent à leurs enfants (…) c’est honteux», regrette Adam sur les réseaux sociaux de L’essentiel. «Pourquoi faire ça, alors que c’est une invention marketing? Je préfère largement qu’ils sachent que c’est moi le père Noël», conforte Pablo.

Les arguments sont posés. «Croyances païennes», «fête commerciale», «invention Coca Cola»… D’autres lecteurs de L’essentiel ne manquent pas de qualificatifs pour justifier leur choix de mettre les enfants dans la confidence. «C’est un doux mensonge», relativise la psychologue-thérapeute Catherine Verdier, spécialiste des enfants et adolescents, interrogée par L’essentiel. Selon elle, «Noël est une féérie, il faut entretenir cette bulle de magie, faire fonctionner l’imaginaire des enfants».

«Ça se démystifie tout seul»

Faire croire au père Noël, c’est un «petit rituel important», poursuit la psychologue, «je ne vois pas pourquoi il faudrait les empêcher d’y croire et balancer les petits dans la réalité». Un quotidien déjà particulièrement anxiogène ces derniers temps. Nombre de nos lecteurs partagent ce besoin de cultiver un peu de «magie», comme pour la petite souris, le lapin de Pâques… «C’est encore plus fort pour Noël», relève Catherine Verdier.

Mais alors, même si la croyance est entretenue, quand et comment annoncer la réalité à l’enfant? «Il faut laisser faire les choses, avec l’école, les copains. Avec l’âge, le doute s’installe chez l’enfant et ça se démystifie tout seul. C’est une histoire d’enfants, c’est moins brutal que si cela vient des parents», répond la psychologue.

«J'approche la soixantaine et je me souviens très bien de ce jour. J'avais 7 ans, nous allions à la piscine à pied en rang et soudainement, une enfant parlait de saint Nicolas, en disant qu'il n'existe pas. J'étais tellement triste, je trouve qu'il faut garder une part de rêve», raconte Jacqueline, autre lectrice sur le site de L’essentiel. «Comment ça?! Il n’existe pas?! », répond Rachid avec humour. Finalement, le choix appartient à chacun et les parents qui entretiennent l’existence du père Noël le font peut-être aussi pour se plonger eux-mêmes dans cette parenthèse enchantée de la fin d’année.

Et vous, pensez-vous qu'il faut dire aux enfants que le Père Noël n'existe pas?

(sl)

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