Protection Unit – Drones, caméras, la sécurité évolue au Luxembourg

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Protection UnitDrones, caméras, la sécurité évolue au Luxembourg

LUXEMBOURG - Nouvel acteur dynamique sur le marché luxembourgeois, l'entreprise de gardiennage Protection Unit parie sur la technologie 2.0.

La filiale luxembourgeoise de Protection Unit (ex-Fact Luxembourg) fêtera ses 10 ans en 2022.

La filiale luxembourgeoise de Protection Unit (ex-Fact Luxembourg) fêtera ses 10 ans en 2022.

Fred Goffin

Six mois après l'obtention du contrat de sécurité dans l'ensemble des gares du Grand-Duché, l'entreprise Protection Unit est prête à prendre son envol au Luxembourg et lance une vaste campagne de recrutement (voir encadré). Désireuse de surfer sur ce «haut potentiel de visibilité», la société originaire de Belgique souhaite «passer du top 10 au top 5» et venir concurrencer les géants du secteur (G4S, Brinks, Securitas, Dussmann et Seris Security).

Les atouts sur lesquels la société mise? «Un contrôle qualité d'envergure, une approche plus humaine mais surtout un recours aux nouvelles technologies», comme l'expliquent à L'essentiel Yves Bastin, directeur opérationnel Belux et Helder Lopes, directeur Protection Unit Luxembourg. Secteur en pleine expansion avec de nouveaux besoins, le gardiennage accélère sa mutation. Oublié l'agent de sécurité et son seul talkie-walkie, Protection Unit (ex-Fact Luxembourg) veut être à la pointe du gardiennage 2.0.

«Un cadre légal clair»

Drones, caméras de surveillance, chiens renifleurs d'explosifs, l'entreprise a anticipé la généralisation de ces nouveaux services: «Nous n'avons pas de contrat formalisé, mais certains prennent des renseignements. Dans le secteur industriel par exemple, la surveillance par drone permet à la fois de protéger des intrusions mais aussi de prévenir d'éventuels accidents grâce aux paramètres thermiques et à la détection de produits», détaille Yves Bastin.

De nouveaux procédés qui posent mécaniquement des questions d'ordre éthique, ou quand le privé possède un accès privilégié à des systèmes de surveillance. Helder Lopes tempère: «D'une part, la CNPD (Commission Nationale pour la Protection des Données) fixe un cadre clair. D'autre part, les discussions ne concernent que des sites privés et non l'espace public. Le rôle de l'agent est également encadré sur le plan légal».

Encadré certes, mais avec un déficit de professionnalisation. Les syndicats militent depuis de nombreuses années pour davantage de formation et la mise en place d'un diplôme d'aptitude professionnel. Protection Unit souhaite également «transmettre son expertise professionnelle» au niveau institutionnel. Le symbole d'une ambition affichée d'implantation réelle dans le paysage luxembourgeois...

(Thomas Holzer/L'essentiel)

Atteindre les 400 agents en 2022

Fort du nouveau contrat avec les CFL, Protection Unit veut se développer au Luxembourg, «pays test» avant une expansion à l'international. Une campagne de recrutement a été lancée. L'entreprise compte actuellement 230 agents au Grand-Duché. Elle vise les 300 à la fin de cette année et les 400 en 2022 pour répondre aux nouveaux besoins. «Désormais les clients viennent vers nous, et plus l'inverse. Bâtiments publics, secteur bancaire, secteur hospitalier, centres de données, événementiel, «la demande est là», assure Helder Lopes.

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