Politique française – DSK, même muet, agace l'UMP

Publié

Politique françaiseDSK, même muet, agace l'UMP

L'incertitude quant à la candidature de Dominique Strauss-Kahn aux primaires socialistes pour la
présidentielle française de 2012 attise les tensions.

Pour avoir eu des relations intimes avec une subordonnée hongroise, le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, se retrouve dans la tourmente.

Pour avoir eu des relations intimes avec une subordonnée hongroise, le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, se retrouve dans la tourmente.

AFP

Si du côté socialiste, on feint l'ignorance et la patience, du côté de l'UMP, on commence à s'impatienter face au silence du candidat préféré des socialistes, selon les sondages. Jean-François Copé, le secrétaire générale de l'UMP, a dégainé le premier.

Il a exprimé son ras-le-bol à propos du président du Fonds monétaire international (FMI). «J'en ai marre de cette espèce de figure tutélaire, de statut de commandeur, d'oracle, de ce type dont on dit: il sait tout sur tout», s'est-il emporté. «Qu'il le dise. Il ne parle plus, or, il faut parler aux Français. Eh bien, qu'il parle!», a-t-il ajouté. La réplique n'a pas tardé et est venue de Pierre Moscovici. «Jean-François Copé (...) est un type intelligent, mais ce propos est à la fois vulgaire et arrogant. On ne parle pas comme ça du directeur général du FMI», a déclaré le député socialiste du Doubs. «Je dis aux impatients, aux impatients polis du Parti socialiste (...) et aux impatients grossiers, comme monsieur Copé, il faut poireauter mon pote!», a-t-il ajouté.

Tenu à un devoir de réserve sur la politique française durant son mandat à la présidence du FMI (soit jusqu'en octobre 2012), Dominique Strauss-Kahn, 62 ans, devra toutefois, s'il est candidat, déposer sa candidature au plus tard au mois de juin 2011.

Ton opinion