Procès à Paris – DSK va-t-il servir d'alibi à Gérard Depardieu?

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Procès à ParisDSK va-t-il servir d'alibi à Gérard Depardieu?

L'acteur français doit être jugé vendredi matin par le tribunal correctionnel de Paris pour conduite en état d'ivresse après sa chute de scooter dans le XVIIe arrondissement en novembre 2012.

Après avoir manqué sa première audience pour avoir conduit son scooter en état d'ivresse, Gérard Depardieu pourrait manquer la nouvelle convocation de la justice.

Après avoir manqué sa première audience pour avoir conduit son scooter en état d'ivresse, Gérard Depardieu pourrait manquer la nouvelle convocation de la justice.

AFP

Selon RTL, qui cite son avocat, Me Eric de Caumont, Gérard Depardieu ne sera pas présent à l'audience car il se trouve à New York pour tourner un film sur Dominique Strauss-Kahn. L'avocat n'a pu être joint. Il devait initialement comparaître dans le cadre d'une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), une procédure simplifiée, dite de «plaider coupable», mais il ne s'était pas présenté à sa convocation le 8 janvier dernier. Il sera donc jugé lors d'une audience correctionnelle classique.

Depuis le Monténégro où il se trouvait pour discuter de son prochain film, il avait alors assuré qu'il se présenterait devant la justice. «Je n'ai pas fui le tribunal, ni la justice. Le voyage au Monténégro était prévu. J'ai averti le tribunal», avait déclaré l'acteur. «Moi (...) je suis prêt à les voir quand ils veulent à condition que je sois là et que je me défende». Le 29 novembre à Paris, victime d'un accident de scooter sans gravité, il avait été contrôlé et présentait une alcoolémie d'1,8 g par litre de sang, alors que le taux autorisé en France est limité à 0,5 g.

La star du cinéma français encourt 4 500 euros d'amende et une peine pouvant aller jusqu'à deux ans de prison, en plus d'un retrait de 6 points du permis de conduire.
Gérard Depardieu, 64 ans, s'était vu offrir en janvier la nationalité russe par Vladimir Poutine en personne, après une polémique avec le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, qui avait qualifié de «minable» la décision de l'acteur de rechercher un exil fiscal en Belgique. En février, le comédien a annoncé vouloir tourner un film sur la Tchétchénie, après avoir festoyé avec son «ami» Ramzan Kadyrov, président décrié de cette république instable du Caucase russe, provoquant l'indignation des défenseurs des droits de l'homme.

(L'essentiel Online/AFP)

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