Union européenne – Du nouveau pour le transport routier européen
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Union européenneDu nouveau pour le transport routier européen

Les pays de l'UE ont fini par trouver un compromis pour la réforme du transport routier international, malgré des divisions persistantes sur les règles sociales.

Le compromis a été adopté malgré le rejet de plusieurs pays (Pologne, Hongrie, Bulgarie, Croatie, Malte, Irlande, Lettonie, Lituanie).

Le compromis a été adopté malgré le rejet de plusieurs pays (Pologne, Hongrie, Bulgarie, Croatie, Malte, Irlande, Lettonie, Lituanie).

AFP

Les pays de l'UE ont fini par trouver un compromis pour la réforme du transport routier international, malgré des divisions persistantes sur les règles sociales devant s'appliquer aux chauffeurs, lors d'une réunion à Bruxelles prolongée jusque dans la nuit de lundi à mardi. Jusqu'au bout, les discussions entre ministres des Transports européens ont été marquées par l'opposition entre deux blocs de pays s'accusant de dumping social d'un côté et de protectionnisme déguisé de l'autre, sur fond de forte concurrence dans ce secteur sensible.

Bouclé après quatorze heures de négociations, l'accord «vise à établir des règles plus équitables pour les conducteurs et les entreprises de transport et à accroître l'efficacité des autorités nationales de contrôle», s'est réjoui le ministre autrichien Norbert Hofer, qui présidait la réunion. Le compromis, adopté malgré le rejet de plusieurs pays (Pologne, Hongrie, Bulgarie, Croatie, Malte, Irlande, Lettonie, Lituanie) va désormais servir de base de négociation avec le Parlement européen avant l'adoption d'une nouvelle législation européenne.

Pas l'unanimité

«Cet accord constitue une avancée majeure pour harmoniser par le haut les droits sociaux des salariés du secteur», s'est réjouie la ministre française Elisabeth Borne. Elle a jugé que le texte adopté par une majorité de pays de l'UE était «la traduction concrète du combat porté la France depuis de longs mois» et permettrait «une concurrence plus équitable au sein du marché européen». Ses homologues polonais et hongrois ont au contraire fustigé un accord «disproportionné», «discriminatoire» et «protectionniste», qui va selon eux nuire à la compétitivité du secteur.

Des pays comme la France et l'Allemagne, inquiets de la concurrence jugée déloyale des entreprises d'États membres où le coût des routiers est inférieur, ont obtenu que le statut de travailleur détaché (payé dans les conditions du pays où il circule) soit appliqué dans le transport international.

(L'essentiel/afp)

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