Le Danemark floué: Dubaï autorise l’extradition d’un Britannique accusé d’une grosse fraude

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Le Danemark flouéDubaï autorise l’extradition d’un Britannique accusé d’une grosse fraude

La Cour d’appel de Dubaï a donné le feu vert jeudi à l’extradition d’un financier accusé d’avoir dépouillé l’État danois de 1,7 milliard d'euros.

Le financier britannique accusé de fraude réside à Dubaï.

Le financier britannique accusé de fraude réside à Dubaï.

AFP

L’affaire fait couler beaucoup d’encre au Danemark, où l’État s’estime floué de près de 12 milliards de couronnes (1,7 milliard d'euros) par un montage de fraude fiscale attribué à Sanjay Shah. L’extradition de ce financier britannique résidant à Dubaï vient d’être autorisée jeudi par la Cour d’appel de l’émirat, a affirmé à l’AFP l’avocat du suspect, en précisant qu’il ferait appel de la décision.

L’homme de 52 ans avait été arrêté début juin par la police émiratie dans le cadre d’un accord d’extradition signé entre les deux pays quelques mois auparavant. La demande d’extradition avait été rejetée par un tribunal de Dubaï le 12 septembre au motif qu’elle était incomplète. Le parquet avait alors fait appel, obtenant jeudi gain de cause.

«Déçus du jugement»

«Nous sommes déçus du jugement rendu aujourd’hui», a réagi l’avocat du financier, Ali Al Zarooni, dans un communiqué transmis à l’AFP. «Nous avons maintenant 30 jours pour faire appel du jugement devant la Cour de cassation, la plus haute juridiction des Émirats arabes unis», a-t-il ajouté, en précisant que la décision de cette instance, prévue d’ici deux mois, serait «définitive».

De son côté, le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a dit espérer qu’il s’agisse d’«un grand pas en avant pour conduire Sanjay Shah devant la justice» danoise. La décision de jeudi est le fruit des «efforts soutenus de la diplomatie danoise» et de sa «coopération constructive» avec les autorités émiraties, a-t-il déclaré à l’agence de presse danoise Ritzau.

Selon les autorités danoises, des entreprises étrangères prétendaient détenir des actions dans des sociétés danoises et touchaient des rabais fiscaux pour lesquels elles n’étaient pas éligibles. M. Shah affirme de son côté ne pas avoir enfreint la législation danoise, selon la presse émiratie. Dubaï a longtemps été accusé d’être un refuge pour les délinquants financiers du monde entier, mais les autorités se disent déterminées à lutter contre le blanchiment d’argent.

(AFP)

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