Immobilier – Dubaï tente de sortir d'un cycle de crise
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ImmobilierDubaï tente de sortir d'un cycle de crise

Des centaines de méga-projets immobiliers ont été lancés ces dernières années à Dubaï, entraînant une offre excédentaire et une chute des prix de la cité-Etat.

Dubaï, avec ses tours scintillantes et ses îles artificielles, lutte pour sortir d'une crise de l'immobilier qui dure depuis cinq et expose au risque de faillite les petits acteurs d'un secteur qui a fait la réputation de la cité-Etat. Pour attirer les clients, les promoteurs cassent les prix et proposent des plans de financements très avantageux, tandis que les autorités offrent des incitations et une nouvelle réglementation pour relancer ce secteur vital. Avant l'Expo 2020, dont Dubaï espère retirer une manne économique et quelque 300 000 nouveaux emplois, des centaines de méga-projets immobiliers ont été lancés ces dernières années, entraînant une offre excédentaire et une chute des prix.

Lors de la crise de 2008, les autorités étaient déjà intervenues avec des mesures comprenant l'octroi simplifié de visas et de permis de résidence à long terme pour les gros investisseurs. Un comité de haut niveau a été mis sur pied en septembre pour rééquilibrer le marché à l'offre excédentaire. L'agence de notation Standard and Poor's a estimé que le secteur, qui représente 7,2% de l'économie de Dubaï, pourrait ne pas se stabiliser avant 2021.

«Au bout d'un certain temps, une certaine correction se produira»

«Au bout d'un certain temps, une certaine correction se produira», a prédit P.N.C. Menon, président de Sobha Group, un groupe immobilier international basé à Dubaï. Ce processus, qui ne laissera en place que les entreprises les plus solides, devrait durer encore trois ou quatre ans, a déclaré cette semaine M. Menon à l'AFP en marge du salon annuel de l'immobilier Cityscape Global. Son groupe présente un projet de plusieurs milliards de dollars: des appartements et des villas de luxe en bord de mer. Comme Sobha, des douzaines de promoteurs immobiliers locaux et internationaux proposent durant le salon des conditions de paiement sans précédent pour attirer des clients.

Les acquéreurs doivent donner un acompte de 5% de la valeur d'un bien, contre 25% pendant la période de prospérité, avec la possibilité de payer le reste sur dix ans directement au promoteur, sans l'obligation de contracter un prêt bancaire. Les promoteurs proposent également de couvrir les frais d'enregistrement, qui s'élèvent à 4% de la valeur du bien immobilier. La propriété immobilière à Dubaï, qui a l'économie la plus diversifiée de la région du Golfe, est ouverte aux étrangers. Mais les transactions immobilières ont plongé de 21,5% à 60,7 milliards de dollars l'an dernier, selon les données gouvernementales. Les prix des biens immobiliers et les loyers sont en baisse depuis mi-2014, avec un recul d'environ un tiers.

(L'essentiel/afp)

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